William Marshall Brown 1863-1936

© William Marshall Brown  The Bait Gatherers

William Marshall Brown, né le 3 janvier en 1863 à Edimbourg, était un peintre écossais.
Il reçu une formation dans le collège d’art d’Edinbourg avant de suivre les cours de la « Royal Scottish Academy Life School ».

© William Marshall Brown Pease Bay

© William Marshall Brown Pease Bay

Brown a également peint en Hollande et en France où quelques-unes de ses toiles ont été réalisées dans le port breton de Concarneau.

© William Marshall Brown Sardine Fishers Concarneau France

© William Marshall Brown Sardine Fishers Concarneau France

Elu membre associé de la « Royal Scottish Academy » en 1909, il en deviendra membre en 1928.

Probablement peinte dans les environs de Concarneau, cette toile fut le morceau de réception présenté par Brown lors de son élection à la « Royal Scottish Academy« .

Aquarelliste de talent, il sera également membre de la « Royal Scottish Watercolour » Society dès 1929.

© William Marshall Brown At the water's edge

© William Marshall Brown At the water’s edge

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William Marshall Brown est décédé à Edimbourg en 1936.

Outre des collections privées, quelques-unes de ses toiles figurent dans les musées écossais d’Edimbourg, de Perth et de Glasgow.

© William Marshall Brown The Toy Boat

© William Marshall Brown The Toy Boat

William Marshall Brown The Bait Gatherers.

©William Marshall Brown The Bait Gatherers.

Le petit garçon et les étoiles de mer

Pendant mes dernières vacances, au bord de la mer, un matin en arrivant sur la plage, j’ai découvert des milliers d’étoiles de mer qui s’étaient échouées dans la nuit. J’étais complètement estomaqué par ce spectacle quand je vois un petit garçon au bord de la mer qui prend une étoile de mer entre ses deux doigts et la rejette à la mer. Pendant que je m’approche, il continue sa tâche en essayant de lancer les étoiles de mer le plus loin possible dans la mer. Arrivé près de lui, je le félicite pour ce qu’il a entrepris mais je lui fais remarquer que c’est une tâche impossible :

– « Même si tu continues tout le temps à les rejeter, une par une, à la mer, compte tenu des milliers et des milliers d’étoiles de mer qui se sont échouées, à la fin de la journée, on ne verra pas beaucoup la différence sur la plage. »

A ce moment là, le jeune garçon, qui venait de prendre délicatement une étoile de mer s’est redressé, il m’a regardé droit dans les yeux et avec un grand sourire, il m’a dit :

-« D’accord, peut-être que ça ne changera pas beaucoup de choses sur la plage, mais, pour cette étoile de mer-là, ça fait une sacrée différence. »

Auteur inconnu

BON70863

©William Marshall Brown The Toy Boat

Along the Sea Side – paintings slide-show – 海邊閒步2

Le garçon qui voulait voir la mer


Il était une fois un garçon nommé Igor, qui voulait voir la mer.
Drôle d’idée me direz-vous, quand justement on habite au centre d’un continent aussi éloigné du Pacifique que de l’Atlantique.
La mer ? Personne ici ne pouvait se l’imaginer, personne n’y était jamais allé.
On ne connaissait que le grand fleuve, les rivières, les innombrables sources, et ma foi, on s’en trouvait très bien. Sauf Igor !
L’un de ses cousins, marin au service de l’empereur, avait tenté de lui décrire la mer, et depuis, Igor en rêvait la nuit, et même le jour, quand il travaillait au champs ! Il avait une immensité bleue dans la tête. Il ne pouvait se confier à personne car on l’aurait traité de fou. Alors, il mitonnait son idée tout seul :
 » Un jour, je partirai, je marcherai droit devant moi, le temps qu’il faudra. Mais j’y parviendrai. « 


Un matin de printemps, il ne put y tenir davantage, et il partit. A tous il dit qu’il allait chercher un trésor, un filon d’or ou une mine de diamants. Les gens de sa famille hochèrent la tête : cet enfant-là n’avait jamais été comme les autres. Mais après tout, puisque c’était son idée….
Quand il eut perdu de vue le clocher de son village, Igor s’arrêta. Il ne savait même pas quelle direction prendre. A tout hasard, il décida de marcher vers l’ouest : on lui avait dit que lorsque le soleil se couchait, il s’enfonçait dans la mer. Il avait douze ans, de grands cheveux noirs et les poches percées.
Il marchait ; ses pieds le portaient le long des collines et des plaines.
Comme il n’avait pas d’argent, il était obligé de s’arrêter souvent, afin de gagner son pain.
Il fut successivement pâtre sur les flancs d’une montagne, gardien de dindons, montreur d’ours, garçon d’écurie…
Quand il avait amassé quelques sous, il saluait la compagnie et reprenait sa route. Quelque fois, il questionnait ceux qu’il croisait :
– Savez-vous si elle est encore loin ? demandait-il ?
– Et qui ça, mon garçon ?
– La mer, bien sur !
Les gens haussaient les épaules, hochaient la tête et s’éloignaient.
A ce rythme, il n’avançait guère et les années passaient. Il avait fini par franchir les frontières de son immense pays. Et il était devenu un homme.
Un jour, Igor s’arrêta dans une ferme pour aider aux moissons. La fille de la maison était si belle qu’il en oublia sa quête. Elle s’appelait Madrépore et avait les yeux bleus, si bleus, qu’il ne pensa plus au bleu de l’océan.
Ils se marièrent au printemps ; un garçon naquit l’année suivante puis une fille et une autre encore. Pour assurer l’avenir de ses enfants, il plantait un noyer à chaque naissance. En apparence, Igor s’était transformé en riche fermier, conscient de ses devoirs.
En apparence seulement, car lorsqu’il était seul, lorsque le travail de la terre lui laissait quelques répit, son vieux désir le reprenait, plus fort que jamais.
Mais quoi, il lui fallait bien élever ses enfants !
 » Quand ils seront grands, je repartirai  » se disait-il !

Les années passèrent.

Les noyers qu’il avait planté pour la naissance de l’aîné donnaient maintenant de l’ombre, les cheveux noirs d’Igor avaient grisonné, puis blanchi. Bientôt, il maria ses enfants.
Puis, un triste jour, il enterra Madrépore aux yeux bleus. Alors, au milieu de sa peine, le vieux désir revint en lui, aussi frais, aussi ardent que lorsqu’il avait douze ans : la mer l’attendait.
Il partagea ses biens, embrassa ses enfants, et les enfants de ses enfants, puis se remit en route vers l’ouest.
Oh ! il n’avançait plus au même rythme, il avait oublié les chansons qu’il fredonnait autrefois, mais il cheminait, il cheminait !
Un jour enfin, il crut sentir dans le vent une odeur inconnue faite de sel et d’iode.

Ce soir-là, il dormit sous un chêne et se leva avec le soleil. Le cœur battant, il avançait. Sans crier gare, la mer, d’un coup fut devant lui ! Plus belle encore, plus immense et plus bleue que tout ce qu’il avait imaginé durant sa vie.
– Je suis arrivé, murmura-t-il en s’asseyant sur un rocher.
Que dire de plus ?
Il était une fois un vieillard aux cheveux blancs, nommé Igor, et qui contemplait la mer.

Tiré de  » l’Ogre des mers « 

Along the Sea Side – paintings slide-show – 海邊閒步

http://youtu.be/nBwj8bU8OVw

 

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À propos de chantecler18

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