Les Animaux dans les Légendes Tibétaines

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Le singe et la Démone

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Au commencement, selon la légende Bouddhiste, le Bodhisattva de la Compassion Avalokiteshvara (Tib.Chenrezig) s’incarna sur la terre sous la forme d’un singe qui ayant fait voeu de célibat vivait dans la solitude en pratiquant la méditation.

« Une démone nommée Senmo, vivait seule elle aussi mais ne pouvant supporter sa solitude, elle passait son temps à pleurer, à chanter et à pleurer encore.

L’ogresse était tellement tourmentée que le singe sortit de sa retraite pour la consoler et Senmo l’implora de l’épouser.

Le singe fut pris de compassion mais il ne voulut pas briser ses voeux ni interrompre sa retraite.

Cependant devant l’insistance de la démone, il se rendit au Palais céleste du Potala, la demeure d’Avalokiteshvara et lui demanda conseil.

Le Bodhisattva lui dit que le temps était venu de renoncer à ses voeux et d’épouser Senmo.

L’ogresse et le singe se marièrent donc et de leur union naquirent six enfants qui, toujours selon la légende, donnèrent naissance aux six tribus qui peuplent aujourd’hui le Tibet.

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Mais ces enfants et leur progénitures ne trouvèrent bientôt plus rien à manger sur les arbres si bien que le singe retourna au paradis du Potala où Avalokiteshvara lui donna six sortes de grains, l’orges, le blé, le sésame, le riz, le pois et la moutarde, pour nourrir sa nombreuse descendance.

C’est ainsi que seraient apparus les premiers champs cultivés près de Tséthang dans la vallée du Yarlung, vallées qui est toujours considérée comme le berceau de la civilisation tibétaine.

Bientôt la descendance du singe et de la démone fut si nombreuse qu’elle dut se séparer et se disséminer dans toutes les régions du Tibet où, progressivement, elle s’établit en familles et en clans. »

Cette légende fut découverte sur un pilier du Jokhang de Lhassa datant du 7è siècle.

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La légende du Panda

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« Il y a bien longtemps, dans les hautes montagnes du Tibet et du Sichuan, vivaient les Pandas…
Mais ces derniers n’étaient pas exactement comme leurs descendants aujourd’hui.

Non, ils avaient la tête toute blanche. Ce territoire était aussi celui d’un royaume humain. Dans ce dernier, une très belle princesse vivait.

Fierté de son père et de son peuple, on disait d’elle que sa beauté était si grande qu’elle aurait tourner la tête à toute personne la croisant, homme ou femme.

Personne ne pouvait résister à son charme. Même la plus humble des soies sur elle, semblait tel un lourd et riche brocard; les plus humbles sandales qui ornaient ses pieds ne semblaient plus jamais toucher terre, comme s’ils étaient fait de nuages.

La merveilleuse princesse avait cependant une faiblesse, elle aimait se promener dans tout le royaume parcourant campagne et forêt, faisant trembler d’effroi son père le roi pour sa sécurité. Malgré cela, un jour, fuyant la lourde chaleur du soleil estival, elle s’aventura dans la forêt.

Un détour d’un sentier, elle entendit un bruit. Laissant sa curiosité l’emporter sur l’instinct qui lui parlait d’un grand danger, elle   s’avança   très silencieusement vers le son.

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Et là, au coeur de la dense forêt de bambous, elle vit un petit panda, tout jeune et abandonné, face à un terrible tigre affamé. Tétanisé de peur, le petit ours – chat (« xiongmao » en chinois veut dire l’ours – chat et désigne le panda) ne pouvait s’enfuir.

N’écoutant que son bon cœur, la princesse se jeta sur le bébé panda et le sauva d’une mort certaine.

Retrouvant toute sa réactivité, le panda s’enfuit se mettre à l’abri. Mais l’intrépide princesse se retrouva devant le tigre sans réelle possibilité de s’échapper.

Le félin, trouvant une autre proie à la place de la première, ne se fit pas prier pour commencer son déjeuner.

Quand des jours plus tard, les gens de son royaume retrouvèrent ce qui restaient de la princesse, ils lui offrirent un bûcher pour un semblant de cérémonie funèbres.

Au bord de la forêt, le petit panda pleurait, pleurait la mort de la princesse.

Et lorsque le bûcher ne fut plus que cendres, les villageois partis, il s’approcha et pria pour celle qui lui avait sauvé la vie.

De douleur et de chagrin, il se frotta alors les yeux et les oreilles avec les cendres et demanda aux Dieux de lui permettre ainsi de porter le deuil de la princesse.

C’est ainsi que depuis, tous les pandas ont les oreilles et le tour des yeux noirs, en mémoire de celle qui se sacrifia pour sauver l’un d’entre eux…. »

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Le Temple de Jokhang

Premier temple bouddhiste au Tibet, fut construit par le roi tibétain Songtsen Gampo au début de l’année 639 pour fêter son mariage avec la princesse Tang chinoise Wencheng, une bouddhiste. Il fut, avec le Ramoché, l’un des premiers temples construits à Lhassa au VIIe siècle ; il est l’un des plus vénérés de tout le Tibet car il abrite une statue du Jowo, représentant le jeune Bouddha qui aurait été sculptée de son vivant. Ce temple reste un centre de pèlerinage bouddhiste depuis des siècles. Dans les derniers siècles, le complexe a été étendu et recouvre maintenant 25 000 mètres carrés.

On the top Jokhang temple in Lhasa

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Le Jokhang fut construit en quatre temps, avec du chaume et des colonnes de bronze. Le style architectural s’inspirait à l’origine du vihara indien ; les extensions ultérieures ont introduit un mélange des styles indien, népalais, et tang. Sur le toit, deux daims encadrent une roue du dharma, symbole bouddhique.

En 823, une stèle connue sous le nom de « Tablette de pierre de l’Unité du long Terme » fut érigée devant la porte principale du temple. Y sont inscrits les termes du traité d’alliance par lequel les deux souverains du Tibet et de la Chine sont convenus d’unir leurs royaumes ; celui-ci précise notamment : « Le Tibet et la Chine garderont les frontières qu’ils possèdent actuellement. Tout à l’est est le pays de la grande Chine, tout à l’ouest est le pays du grand Tibet. Désormais, de part et d’autre, il n’y aura ni hostilité, ni guerre, ni prise de territoire. »

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Mural Painting in JokhangTemple

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Des maisons anciennes proches du temple, pourtant protégées elles aussi par l’inscription au patrimoine mondial, et qui avaient été restaurées dans les années 1990 grâce à des financements et des équipes internationales, ont été détruites durant l’été 2002 à l’initiative des autorités de Lhassa pour faire place à des immeubles modernes.

Pendant la révolution culturelle, le Temple de Jokhang avait subi lui aussi des dégradations.

Il servit notamment de baraquements militaires et d’abattoir. Puis plus tard, il fut changé en hôtel pour officiels chinois. Depuis, il a été rénové.

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Jokhang Temple

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Pèlerinage

Chaque jour, depuis le rétablissement de la liberté des cultes, après avoir franchi de hauts cols et venant parfois de très loin, de nombreux pèlerins accomplissent mètre par mètre leur chemin de prière autour du Jokhang, le lieu saint du vieux Lhassa.

Ils progressent sur le circuit rituel en faisant des  » kjangchag  » : ces prosternations consistent à se jeter à plat ventre, à se relever et recommencer à l’endroit où les mains ou le front ont touché le sol.

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Jokhang Temple

UNESCO World Heritage

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À propos de chantecler18

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