Étymologie

Le mot Cerf volant vient du mot serp (mot féminin en ancien français pour désigner un serpent) -volante selon le dictionnaire de l’Académie française et le dictionnaire de la langue des XIXe et XXe siècles publié par le CNRS en 1977.

Le cerf volant chinois est une autre calligraphie chinoise et cette fois ci, elle est dans le ciel. Il y a un endroit à Beijing, au temple du paradis, où on voit les beaux cerfs volants chinois. A cet endroit, des artisans fabriquent les squelettes des dragons en bambou, les habillent dans les beaux papiers aux motifs traditionnels. Ces artisans héritent un savoir-faire ancestral, depuis la dynastie Est de Zhou.

« L’oiseau de bois » a été mentionné dans un texte de Mozi (- 551-479), philosophe (un siècle après Confucius) et probablement le père du cerf volant.
Les apparitions du cerf volant dans l’histoire de la Chine sont passionnantes comme l’histoire d’un appel de détresse de la ville de Nanjing sous le contrôle de Hou Jing.

 

© Bertha Boynton Lum « Kites » 1913

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Les militaires adoptèrent les cerfs volants pour envoyer des messages et incendier le camp adverse.
En l’an 1100, un jeune empereur amateur de cerf volant écrivit un traité sur ces oiseaux de soie et de papier et popularisa le jeu. Depuis, les fabricants et les amateurs inventent des cerfs volants qui tiennent dans des boîtes d’allumettes, des cerfs volants de plusieurs dizaines de mètres de long, des cerfs volants porteurs de lanterne pour la nuit, des cerfs volants musicaux.

© Hokusai « Cerf Volant »

Le cerf-volant servait de signal, à porter des messages, à effrayer les ennemis ou évaluer des distances. Plusieurs récits légendaires chinois et japonais mentionnent des cerfs-volants porteurs d’hommes. Marco Polo rapporte comment les Chinois étaient capables de faire des cerfs-volants assez grands pour emporter un homme. Avant même le premier millénaire, on savait construire en Chine des cerfs-volants assez grands pour soulever un passager ; le premier homme à effectuer un vol ascensionnel l’a fait à bord d’un cerf-volant (ou bien suspendu en dessous) longtemps avant l’invention de la montgolfière.

Le cerf-volant fut aussi un support pour la recherche scientifique

Il faut attendre le milieu du XVIIIe siècle pour trouver des traces d’expériences comme celle de l’écossais Alexander Wilson, qui mesura la variation de la température de l’air en fonction de l’altitude, à l’aide de thermomètres fixés à six cerfs-volants réunis en train à la même ligne de retenue et répartis sur une hauteur de 900 mètres.

© Johan Mari Ten Kate « The Kite »

Ou

Benjamin Franklin en 1752 qui démontra que les éclairs étaient un phénomène électrique et non d’origine divine en lançant un cerf-volant en plein orage.

En 1890, William Eddy invente le cerf-volant à dièdre (pièce en V permettant aux baguettes de former un angle) qui prendra son nom, le « Eddy » , et restera la forme de cerf-volant la plus classique et la plus connue.

Le français Arthur Battut qui utilisa, en 1888, un cerf-volant pour prendre des photos aériennes, destinées à des études topographiques et à l’observation de point d’accès difficiles.

Plusieurs méthodes étaient employées : l’appareil photo étant soit fixé directement au cerf-volant, soit hissé le long du câble de retenu au moyen d’un second cerf-volant ou d’une poulie. L’obturateur était déclenché par une mèche qui se consumait lentement, ou par une ficelle prévue à cet effet et commandée du sol, ou enfin par une horlogerie.

Pour déclencher la photographie deux possibilités : déclic automatique, ou choc de l’appareil photo contre une butée prévue à cet effet.

 

Un des pionniers, l’Américain Samuel Franklin Cody reste le plus célèbre. En 1901, il fit breveter une version ailée du cerf-volant cellulaire qui souleva un homme.

1948, un ingénieur de la Nasa, Francis Rogallo, met au point un cerf-volant à voilure flexible afin de permettre à celui-ci de s’adapter au vent. Son cerf-volant est l’ancêtre du delta-plane, des ULM et des cerfs-volants acrobatiques.

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© Niki De Saint Phalle – Méchant – Méchant – Le cerf-volant

La légende du cerf-volant

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  Illustrée par   Chen Jiang Hong

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Illustrateur et peintre chinois pour la jeunesse accueilli par les bibliothèques d’Échirolles.
Chen Jiang Hong est né en 1963, il a été formé aux Beaux-Arts de Pékin.
Depuis 1987 il vit et travaille à Paris et a exposé en France et à l’étranger.

Dans ces albums publiés à l’École des Loisirs, « La légende du cerf-volant » et « Un cheval blanc n’est pas un cheval » il a utilisé une technique traditionnelle : l’encre de Chine sur papier de riz.

Il en résulte de somptueux albums d’un grand raffinement, aux teintes subtiles, une véritable invitation au voyage ou à la rêverie, tout simplement. Il a également illustré plusieurs recueils de contes traditionnels de différents pays.

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En Chine, au printemps, chaque année, le ciel au-dessous des toits s’emplit soudain de couleurs vives : c’est la fête du cerf volant.

Très tôt, ce dimanche matin, le jeune Dong-Dong et son grand père arrivent place de la Cité interdite, munis de leur cerf volant à eux. Ils l’ont fabriqué de leurs mains, avec amour. Et ils l’ont baptisé Grand Dragon.

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Tout l’hiver, Dong-Dong n’a vécu que pour cette minute exaltante, où son cerf-volant s’envolerait enfin. A présent, sa fierté est immense.

Tout le monde, autour de lui, s’extasie sur le Grand Dragon, qui évolue là-haut avec maestria, dans toute sa splendeur.

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Hélas ! Le fil ne résiste pas à la force du vent.

Il casse et voilà le grand Cerf-Volant livré à lui-même, et qui s’en va en tournoyant dans les rafales, pour terminer sa course folle en se déchirant au toit du temple. Dong-Dong fond en larmes. « Quel malheur ! Nous avions mis si longtemps à fabriquer notre cerf-volant ! »

Son grand-père le console : « Ne pleure pas, Dong-Dong, nous en ferons un autre et, cette fois, nous l’attacherons à un fil solide. »

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Dong-Dong voudrait au moins récupérer l’épave du Grand Dragon.

Son grand-père l’en dissuade : « Comme tu sais, la Cité interdite était un lieu réservé à l’empereur. Aujourd’hui on n’a toujours pas accès au temple. » L’enfant ravale ses pleurs.

Le vieillard lui caresse le front : « Sais-tu au moins pourquoi nous voyons aujourd’hui tant de cerfs-volants au-dessus de nos têtes ? C’est une belle histoire, je peux te la raconter. »

Dong-Dong oublie son chagrin. Ses yeux s’allument : « Oh ! Oui, grand-père. S’il te plait ! »

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Eh bien voilà  , dit le grand-père.

Il y a très longtemps, dans une ville ancienne, vivait une famille dont le père était peintre et dont le fils s’appelait Ming-Ming. Le petit Ming-Ming aimait regarder son père au travail.

A l’occasion, il l’aidait à préparer son encre ou à calligraphier. Ainsi élevé dans l’habitude du trait de couleur, Ming-Ming devint lui-même, très tôt, un peintre fort habile.

Dans la maison voisine, vivait un médecin dont la fille, nommée Ying-Ying, était une de ces délicieuses petites créatures qui semblent nées pour faire la joie de leurs parents. Ming-Ming et Yin- Ying avaient à peu prés le même âge et ne se quittaient jamais. Ils jouaient ensemble, riaient ensemble et grandissaient ensemble, dans un climat de bonheur paisible.

Les année passèrent, Ming-Ming devint un beau jeune homme mais aussi un artiste célèbre, qui gagnait des fortunes avec ses paysages et ses portraits, que lui achetaient les riches notables de la ville.

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De son coté, Ying-Ying embellissait de corps et d’âme.

Elle secondait son père dans l’exercice de sa médecine, préparant et dosant des remèdes pour soulager les malades.

Sa grâce et sa gentillesse lui attiraient l’admiration de tous et lui valaient aussi quantité de prétendants, qu’elle refusait l’un après l’autre, car aimait Ming-Ming d’un amour aussi exclusif que réciproque.

Les deux jeunes gens, toujours inséparables, n’attendaient que l’occasion de s’unir. Finalement on fixa la date de leur mariage au printemps prochain.

Sur ces entrefaites, l’Empereur, en promenade, vint à passer devant la maison du médecin.

Apercevant la ravissante Ying-Ying, il ordonna à son premier serviteur : « Tu m’amèneras cette jeune fille au palais, je veux l’avoir au nombre de mes concubines. »
A l’annonce du malheur qui la frappait, Ying-Ying crut mourir de désespoir. « Je n’irai pas au palais.Je m’enfuirai. Je ne te quitterai jamais », sanglotait-elle auprés de son bien-aimé, dont le coeur s’était brisé.

Malgré sa tristesse, Ming-Ming cherchait une solution. « Fuir est impossible, nos maisons sont surveillées. Il faut que nous trouvions un autre moyen . »

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Finalement, un soir, Ming-Ming parut chez Ying-Ying avec un portrait qu’il avait fait d’elle, en pied, grandeur nature, d’une ressemblance à s’y méprendre, et qu’il avait découpé et collé avec soin.

« Crois-tu que j’ai le coeur à plaisanter ? » lui reprocha la jeune fille en le voyant arriver le sourire aux lèvres.
Ming-Ming répondit : « Je ne plaisante pas. Jamais je n’ai été plus sérieux. J’ai trouvé le moyen que tu ne partes pas pour la palais : je t’apporte celle qui va s’en aller à ta place. »

Le triste jour arriva néanmoins où les gens de l’Empereur se présentèrent chez Yin-Ying pour l’emmener au palais.

A peine leur palaquin s’était-il arrêté devant la porte de la jeune fille, Ming-Ming lança en l’air de toutes ses forces le portrait de sa bien-aimée, qui s’éleva comme un oiseau, à la stupeur générale.

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« Regardez ! Ying-Ying s’envole ! Elle monte au ciel ! »
Les officiers de l’Empereur n’en croyaient pas leurs yeux.
« Rattrapez-la ! Rattrapez-la ! » criaient-ils à leurs hommes.

Mais Ming-Ming manoeuvrait adroitement et le portrait gagnait de la hauteur. L’escorte s’en retourna bredouille, très impressionnée.

Finalement les deux jeunes gens quittèrent le ville et s’enfuirent aussi loin qu’ils le purent vers le sud.

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Là, ils se marièrent, furent heureux et eurent un enfant, un fils qu’ils éduquèrent dans le respect de tout ce qui vole.

Fort du succès de son stratagème, Ming-Ming se consacra désormais à la décoration des cerf-volants, art dont il transmit les finesses à de nombreux disciples, pour le plus grands charme des fêtes aérienne dont l’habitude s’est perpétuée jusqu’à nos jours.

C’est ainsi qu’aujourd’hui encore la tradition chinoise veut que le ciel s’anime de cerf-volant dans toutes les grandes occasions : pour le plaisir de l’oeil, pour la joie de l’esprit et aussi pour le jeu d’adresse : s’en servir demande beaucoup de savoir-faire.

Et de nos jours, les cerf-volants sont partout, dans tous les ciel du monde…

Pour finir, le grand-père dit à Dong-Dong : « Si tu fais bien attention, tu remarqueras qu’il y a toujours un cerf-volant, parmi les autres, qui représente un belle jeune fille.

En voyant celui-là, pense à Ying-Ying et à son envol fabuleux. »

Dong-Dong a beaucoup aimé l’histoire : « Merci, grand-père. Demain, à l’école, je la raconterai à tous mes amis. Mais maintenant rentrons. Il faut que nous fabriquions un nouveau cerf-volant. »

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Cerf Volant du bout du Monde   

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Fantastique de 1958 film franco-chinois

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Résumé

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 Sur la butte Montmartre, en plein été, pendant les grandes vacances, des enfants s’amusent. Par un bel après-midi ensoleillé, ils découvrent tout en haut d’un arbre, un merveilleux cerf-volant. Comment le récupérer? Bébert, qui se croit le plus malin, file chercher une échelle. Pierrot, qu’accompagne toujours sa sœur Nicole, préfère appeler les pompiers.

 Le « sauvetage » opéré par ces derniers, les enfants découvrent dans le cerf-volant une lettre écrite en chinois. C’est l’antiquaire, Chinois lui-même, qui la traduit à Pierrot et à ses camarades et leur révèle que son auteur s’appelle Song Siao Tsing, qu’il a onze ans, vit à Pékin et attend une réponse.

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 Son adresse figure sur la queue du cerf-volant que Bébert, vexé d’être arrivé après les pompiers, a dérobée. La bande de Pierrot cherche en vain à la lui reprendre.

 En rêve, la nuit suivante, Pierrot et Nicole s’envolent sur leur lit devenu magique grâce à Souen Wou K’ong, une sorte de génie qui les guide en Chine et dans les rues de Pékin à la recherche de Song Siao Tsing. Ils n’y trouveront qu’une bille magique, beaucoup de petits Chinois et Bébert, toujours aussi hargneux.

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 À son réveil Pierrot découvre un Bébert qui a fait amende honorable; on peut maintenant répondre à la lettre du petit Chinois. Les enfants font s’envoler le cerf-volant et l’imaginent à Pékin, découvert par Song Sia Tsing au terme de sa mission de messager d’amitié.

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À propos de chantecler18

Curieuse de tout j’aime partager tout simplement ,plutôt “electron libre ” j’ai des petites révoltes ,déteste le mensonge ,l’hypocrisie ,la méchanceté ,en résumé ” Un chat est un chat “ un peu décalé J’aime essentiellement ma liberté même si elle demande des sacrifices conséquents Adore les animaux ,la nature , mer et campagne la photographie ,la peinture ,l’architecture ,la poésie (des autres) l’actualité et ……les voyages ,parcourir la planète même dans le virtuel Dernière activité Rêver Pas de chichis ,pas de bla bla ,pas de jasette ...Pas de complication Rien que des petits bonheurs ☼ pour s'évader ensemble ♫ ♪ ♫

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