Louise Michel

1830-1905

Modèle de courage et de dignité Louise Michel est originaire de Haute Marne fut élevée par ses grands-parents

Elle reçoit une bonne instruction et une éducation libérale, lisant Voltaire et Rousseau.

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cliché Appert.

Institutrice, elle part enseigner à Paris, et sera publiée dans des revues. Ce sera également la prise de conscience républicaine qui aboutira à son engagement lors de la Commune. Elle y sera à la fois meneuse, soldat et ambulancière.

A 26 ans, elle développe une activité littéraire, pédagogique, politique et activiste importante et se lie avec plusieurs personnalités révolutionnaires blanquistes du Paris des années 1860. Elle écrira également sous le nom d’ « Enjolras »

1868   Ouverture d’un cours rue Oudot à Paris. Son enseignement est inspiré des idées républicaines et laïques.  Elle collabore à de nombreux journaux d’opposition, fréquente les réunions publiques ainsi que Vallès, Eudes, Ferré.

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En 1871,

Elle milita dans l’opposition républicaine et participa activement à la Commune de Paris (mars à mai 1871). Mais elle fut aussi précurseur dans la lutte pour l’égalité et prit part aux premiers combats anticolonialistes

Louise Michel, animée par la passion de la vie, se dévoua pour que le monde soit libéré du racisme, de l’injustice, et de la violence.

Son engagement pour les diverses causes populaires, la conduisit au bagne.

© Girardet L’arrestation de Louise Michel en mai 1871

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En effet, elle fut déportée en 1873 à Nouméa, Nouvelle Calédonie, pour avoir combattu  parmi les Communards. Là-bas, elle se lia avec la population canaque et les kabyles.

« Chef d’insurrection, a fait le coup du fusil en voulant tuer M. Thiers « ,
cliché Appert

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(…)Embarquée sur le Virginie en août 1873 pour être déportée en Nouvelle-Calédonie elle chante avec d’autres communards Le Temps des Cerises en regardant s’éloigner la côte, elle arrive sur l’île après quatre mois de voyage.

À bord, elle fait la connaissance de Henri Rochefort, célèbre polémiste, et de Nathalie Lemel, elle aussi grande animatrice de la Commune ; c’est sans doute au contact de cette dernière que Louise devient anarchiste.

Elle reste sept années en Nouvelle-Calédonie, refusant de bénéficier d’un autre régime que celui des hommes1. Elle crée le journal Petites Affiches de la Nouvelle-Calédonie et édite Légendes et chansons de gestes canaques

Elle cherche à instruire les autochtones kanaks et, contrairement à certains Communards qui s’associent à leur répression, elle prend leur défense lors de leur révolte, en 1878 Elle obtient l’année suivante l’autorisation de s’installer à Nouméa et de reprendre son métier d’enseignante, d’abord auprès des enfants de déportés, puis dans les écoles de filles.

Le Tigre Clemenceau, qui lui vouait une grande admiration, continuait de lui écrire durant sa déportation et lui adressait des mandats.(…)

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Louise Michel à Nouméa

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Après le décret d’amnistie des Communards en 1880,

De retour à Paris le 9 novembre 1880, après avoir débarqué dans le port de Dieppe elle est chaleureusement accueillie par la foule.

Elle y reprend son activité d’infatigable militante, donnant de nombreuses conférences, intervenant dans les réunions politiques. Deux mois après son retour, elle commence à faire publier son ouvrage La Misère sous forme de roman feuilleton, qui remporte un vif succès

Elle ne prend que médiocrement part à l’agitation provoquée par l’affaire Dreyfus .

C’est le 18 mars 1882, lors d’un meeting salle Favié à Paris, que Louise Michel, désirant se dissocier des socialistes autoritaires et parlementaires, se prononce sans ambigüité pour l’adoption du drapeau noir par les anarchistes

« Plus de drapeau rouge mouillé du sang de nos soldats. J’arborerai le drapeau noir, portant le deuil de nos morts et de nos illusions »

Ce nouvel engagement est bientôt concrétisé par l’action

Le 9 mars 1883, elle mène aux Invalides, avec Émile Pouget, une manifestation au nom des « sans-travail » qui dégénère rapidement en pillages de trois boulangeries et en affrontement avec les forces de l’ordre. Louise, qui se rend aux autorités quelques semaines plus tard, est condamnée en juin à six ans de prison assortis de dix années de surveillance de haute-police, pour « excitation au pillage »

 Janvier 1886, le président de la République, Jules Grévy, la gracie

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En août, elle est de nouveau emprisonnée pour quatre mois à cause d’un discours prononcé en faveur des mineurs de Decazeville, aux côtés de Jules Guesde, Paul Lafargue et Susini. Refusant de faire appel, elle est finalement relâchée en novembre suite à une remise de peine

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Attentat contre Louise Michel en 1888

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Janvier 1887, elle se prononce contre la peine de mort, en réaction à la peine capitale à laquelle vient d’être condamné son ami Duval.

Le 22 janvier 1888, après avoir prononcé dans l’après-midi un discours au théâtre de la Gaîté du Havre, elle est attaquée dans la soirée à la salle de l’Élysée par le « chouan » Pierre Lucas qui lui tire deux coups de pistolet ; blessée à la tête, elle refuse de porter plainte contre son agresseur

Louise Michel  » La Vierge Rouge »

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Pendant les dix dernières années de sa vie, Louise Michel, devenue une grande figure révolutionnaire et anarchiste, multiplie les conférences à Paris et en province, accompagnées d’actions militantes et ce malgré sa fatigue

En 1895, elle fonde le journal Le Libertaire en compagnie de Sébastien Faure

Le 27 juillet 1896, elle assiste à Londres au congrès international socialiste des travailleurs et des chambres syndicales ouvrières

Très surveillée par la police, elle est plusieurs fois arrêtée et emprisonnée, et condamnée à six ans d’incarcération et libérée au bout de trois sur intervention de Clemenceau pour revoir sa mère sur le point de mourir

D’octobre à décembre 1904, Louise Michel alors âgée de 74 ans, se rend en Algérie avec Ernest Girault pour une tournée de conférences.

Louise Michel à la Tribune

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Elle meurt de pneumonie en janvier 1905 à Marseille chez son amie Mme Légier, qui l’avait déjà accueillie l’année précédente.

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 Elle représente encore aujourd’hui une personnalité influente dans la pensée révolutionnaire et anarchiste.

Cette femme, instruite et cultivée, est entourée de nombreuses figures masculines connues, dont elle a l’amitié, jusqu’à la fin de sa vie ou, plus souvent, de la leur.

Louise Michel est, avec George Sand, une des très rares femmes du XIXe siècle à avoir adopté le costume masculin à un moment de sa vie, fait révélateur d’une revendication féministe

Son œuvre littéraire comporte peu d’écrits théoriques mais surtout de nombreux poèmes, des légendes et des contes, y compris pour les enfants auxquels elle ne cessa jamais de s’intéresser, cependant, Louise Michel est davantage passée à la postérité pour son activisme pour la « révolution sociale », comme elle le disait

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 » Les obsèques de Louise Michel » © Albert Peters -Desteract

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Les Œillets rouges

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Si j’allais au noir cimetière,
Frère, jetez sur votre sœur,
Comme une espérance dernière,
De rouges œillets tout en fleurs.

Dans les derniers temps de l’Empire,
Lorsque le peuple s’éveillait,
Rouge œillet, ce fut ton sourire
Qui nous dit que tout renaissait.

Aujourd’hui, va fleurir dans l’ombre
Des noires et tristes prisons.
Va fleurir près du captif sombre,
Et dis-lui bien que nous l’aimons.

Dis-lui que par le temps rapide
Tout appartient à l’avenir
Que le vainqueur au front livide
Plus que le vaincu peut mourir.

 

Louise Michel

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© Moloch Clemence Louise Michel


La Danse des bombes, 1871  de  Louise Michel

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Amis, il pleut de la mitraille.

En avant tous! Volons, Volons!

Le tonnerre de la bataille

Gronde sur nous… Amis, chantons!

Versailles, Montmartre salue.

Garde à vous! Voici les lions!

La mer des révolutions

Vous emportera dans sa crue.

(Refrain)

En avant, en avant sous les rouges drapeaux!

Vie ou tombeaux!

Les horizons aujourd’hui sont tous beaux.

Frères nous lèguerons nos mères

A ceux de nous qui survivront.

Sur nous point de larmes amères!

Tout en mourant nous chanterons.

Ainsi dans la lutte géante,

Montmartre, j’aime tes enfants.

La flamme est dans leurs yeux ardents,

Ils sont à l’aise dans la tourmente.

(Refrain)

C’est un brillant levé d’étoiles.

Oui, tout aujourd’hui dit: Espoir!

Le dix-huit mars gonfle les voiles,

O fleur, dis-lui bien: au revoir.

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  dédié aux femmes de tous les pays: résistantes mais aussi en lutte pour leurs droits fondamentaux

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À propos de chantecler18

Curieuse de tout j’aime partager tout simplement ,plutôt “electron libre ” j’ai des petites révoltes ,déteste le mensonge ,l’hypocrisie ,la méchanceté ,en résumé ” Un chat est un chat “ un peu décalé J’aime essentiellement ma liberté même si elle demande des sacrifices conséquents Adore les animaux ,la nature , mer et campagne la photographie ,la peinture ,l’architecture ,la poésie (des autres) l’actualité et ……les voyages ,parcourir la planète même dans le virtuel Dernière activité Rêver Pas de chichis ,pas de bla bla ,pas de jasette ...Pas de complication Rien que des petits bonheurs ☼ pour s'évader ensemble ♫ ♪ ♫

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