Génie protéiforme, créateur audacieux, Katsushika Hokusai incarne la spiritualité et l’âme japonaises.

« Fou de dessin » (gakyôjin) tel qu’il aime à s’appeler lui-même, doué d’une curiosité artistique insatiable et d’un élan créateur durable et fécond tout au long d’une carrière prolifique, longue de soixante-dix années, servi par une extraordinaire capacité de travail, il laisse une production monumentale, comprenant des milliers d’œuvres remarquables tant par leur qualité esthétique que par leur variété stylistique : peintures, dessins, gravures, livres illustrés, manuels didactiques

Katsushika Hokusai (Octobre ou Novembre 1760 – 10 mai 1849) était un artiste japonais.

En son temps, il fut le principal expert du Japon de la peinture chinoise

Un peintre, dessinateur spécialiste de l’ukiyo-e, graveur et auteur d’écrits populaires japonais. Son œuvre influença de nombreux artistes européens, en particulier Gauguin, Van Gogh et Claude Monet, voire le mouvement artistique appelé japonisme.

Hokusai est né en 1760 dans un faubourg campagnard d’Edo(aujourd’hui Tokyo),, sur la rive orientale du fleuve Sumida : il gardera dans ses patronymes le nom de cette zone rurale : Katsushika

Adopté à l’âge de trois ans par un artisan d’art, fabricant de miroirs à la cour du shogun, il développe des aptitudes précoces pour le dessin. Commis chez un libraire, il étudie les images des livres illustrés. À l’adolescence, il fait son apprentissage chez un xylographe, où il travaille de 1773 à 1778, s’entraînant à graver lui-même les planches de bois.

Hokusai est le plus connu comme auteur de la série d’estampes Trente-six Vues du Mont Fuji (富岳三十六景 . 1831) qui inclut l’impression internationalement reconnue, « La Grande Vague de Kanagawa », créé dans les années 1820.

« The Great Wave off Kanagawa  » © Katsushika Hokusai

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La Grande Vague de Kanagawa (1831) est la première des 46 estampes composant les Trente-six vues du mont Fuji, l’une des œuvres majeures d’Hokusai.

La Grande Vague donne même une vision littérale de ce terme et en constitue une métaphore :

Hokusai saisit l’instant même où la vague gigantesque, écumante, menace de déferler sur les embarcations et d’engloutir les vulnérables pêcheurs, dont l’existence éphémère est soumise au bon vouloir de la nature.

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Le Fuji par Temps Clair aussi appelé « Le Fuji Rouge » © Hokusai

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C’est cette série, en particulier La Grande Vague et le Fuji par temps clair, qui ont assuré la renommée de Hokusai à la fois au Japon et à l’étranger.

Bien que le travail de Hokusai avant cette série soi important, cette série lui a donné une large reconnaissance et a laissé un impact durable dans le milieu de l’art. Cette  grande vague lui a donné ses lettres de noblesse et la popularité dans le monde occidental.

Hokusai eu une longue carrière, mais a produit son travail le plus important après l’âge de 60 ans. Son œuvre la plus populaire est la série d’ukiyo-e Trente-six Vues du Mont Fuji, qui a été créé entre 1826 et 1833. Il se compose en réalité de 46 estampes (10 d’entre eux a ajouté après la publication initiale).

En outre, il est responsable des Cent 1834 Vues du mont Fuji (富岳百景, Fugaku Hyakkei  Un ouvrage qui « est généralement considéré comme le chef-d’œuvre parmi ses livres d’images du paysage. « Son ukiyo-e a transformé la forme d’art à partir d’un style de portrait centré sur les courtisanes et les acteurs populaires au cours de la période d’Edo dans les villes du Japon dans un style beaucoup plus large qui met l’accent sur les paysages, les plantes et les animaux .

Les deux choix de Hokusai de nom d’artiste et de la représentation fréquente du mont. Fuji découlent de ses convictions religieuses. 

Hokusai a été membre de la secte du bouddhisme de Nichiren, qui voit l’étoile du Nord comme étant associé à la divinité Myōken (见菩萨?). Le Mont Fuji est  traditionnellement liée à la vie éternelle. Cette croyance peut être attribuée à Le conte de la Coupe de bambou, où une déesse dépose l’élixir de vie sur son sommet .

Le mont. Fuji a été considérée comme la source du secret de l’immortalité, une tradition qui était au cœur de l’obsession de Hokusai avec la montagne. »

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Conte Japonais

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Le grand-père qui faisait fleurir les arbres

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Il y a bien longtemps, dans un tout petit village, vivaient un très vieil homme et sa femme. Ils n’avaient jamais pu avoir d’enfant et avaient adopté un petit chien qu’ils aimaient tendrement. Celui-ci, reconnaissant et fidèle, ne s’éloignait jamais d’eux et les suivait partout où ils allaient qu’ils travaillent dans leur jardin ou dans leur petit champ à la sortie du village.
Un jour que le vieux travaillait dans son jardin, il remarqua que le chien flairait et grattait en un certain endroit du gazon sous un vieux pin. Aussitôt, il arrêta sa pioche, et regarda. Le chien s’élança bientôt vers lui en aboyant de toutes ses forces et retourna au même endroit où il gratta avec ardeur. Il s’agita tellement que le vieil homme prit sa pioche et s’approcha du chien qui se mit à aboyer très fort. Le vieux donna quelques coups de pioche. Au bout d’un moment, il entendit un son clair et vit un coffre doré. Le vieux l’ouvrit et vit un riche trésor de pièces brillantes en or. Le vieux, appela sa femme qui l’aida à dégager le coffre et tous deux l’emportèrent à la maison. En un instant, grâce à leur petit chien, les deux vieux étaient devenus riches. Pour remercier l’animal, ils lui donnèrent à manger ce qu’ils pouvaient trouver de mieux et firent de sa couche un lit de prince tant elle était moelleuse.

Mais les nouvelles se propagent vite et dans le petit village, l’histoire de la découverte du trésor se répandit comme une traînée de poudre. Un de leurs voisins en perdit même le sommeil de jalousie. Il pensait sans cesse au bonheur des vieux et à leur fortune. Il se persuada que leur petit chien avait un don pour découvrir les trésors enfouis et il se rendit chez ses voisins afin qu’ils lui prêtent leur animal pour quelques jours.

– « Nous aimons tellement notre chien que nous ne saurions nous séparer de lui, pas même une heure », lui dit le vieillard.

Mais l’envieux ne se lassa pas. Chaque jour, il revenait avec la même demande, et comme les deux vieux étaient bons et qu’ils ne pouvaient refuser quoi que ce soit à un homme, ils finirent par prêter leur chien à leur voisin.

De retour chez lui, le voisin mena le chien dans son jardin. Aussitôt, il s’arrêta, flaira le sol et se mit à gratter. Le voisin accourut suivi de sa femme qui portait une pioche. Ils creusèrent la terre et trouvèrent un grand tas d’ordures puantes et de vieux os. L’homme fut rempli d’une violente colère. Il leva sa pioche avec rage et tua le petit chien.

Le méchant homme courut en geignant chez ses bons voisins et d’une petite voix leur dit:

-« Quel malheur! Votre petit chien est mort brusquement en arrivant dans mon jardin. Personne ne sait comment cela est arrivé. Je n’en suis pas responsable, et je vous en ai porté la nouvelle aussitôt, pour que vous puissiez l’ensevelir. »

Avec beaucoup de tristesse, les deux vieux portèrent leur petit chien à l’endroit où il avait trouvé le trésor, et l’y ensevelirent sous le vieux pin. Ils pleurèrent car maintenant, ils n’avaient plus personne à aimer.

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Cependant, une nuit, pendant que le vieillard dormait, son chien lui apparut en rêve et lui dit: -« Coupe l’arbre sous lequel je suis enseveli, et fais-en un mortier à riz. Cela te consolera. »

Dès le matin, le vieillard raconta son rêve à sa femme. Celle-ci lui conseilla de suivre les instructions du chien. Il avait toujours été bon pour eux, son message ne pouvait être qu’un bon message. Le vieux coupa l’arbre et de son tronc, il fit un grand et beau mortier.

Le temps de la récolte du riz était arrivé. Le vieillard prit son nouveau mortier et y entassa les grains. Ceux-ci commencèrent à pousser mais au lieu de grains, il en sortit une quantité de pièces brillantes en or. Les deux vieux se réjouirent de tout leur cœur.

Mais les nouvelles se propagent vite et dans le petit village, l’histoire du mortier se répandit comme une traînée de poudre. Le voisin envieux en perdit le sommeil de jalousie. Il pensait sans cesse au bonheur des vieux et à leur fortune. Il retourna chez ses voisins et leur demanda de lui prêter leur mortier à riz.

– « Nous aimons tellement notre mortier que nous ne saurions nous séparer de lui, pas même une heure », lui dit le vieillard.

Mais l’envieux ne se lassa pas. Chaque jour, il revenait avec la même demande, et comme les deux vieux étaient bons et qu’ils ne pouvaient refuser quoi que ce soit à un homme, ils finirent par prêter leur mortier à leur voisin.

De retour chez lui, le voisin se mit vite à éplucher des grains de riz. Aidé de sa femme, il en amena des ballots entiers car il comptait bien faire une riche récolte de pièces d’or.

Mais, cette fois encore, son avidité fut durement châtiée. Au lieu de pièces d’or, il n’en sortit que d’affreuses ordures puantes et de vieux os. L’homme fut rempli d’une violente colère. Il prit un marteau et avec rage et brisa le mortier en petits morceaux qu’il brûla.

Le méchant homme courut en geignant chez ses voisins et d’une petite voix leur dit:

-« Quel malheur! Votre mortier s’est mis à flamber sans raison. Personne ne sait comment cela est arrivé. Je n’en suis pas responsable, et je vous en ai porté la nouvelle aussitôt, pour que vous ne l’attendiez pas en retour. »

Les bons vieux furent très peinés naturellement en apprenant ce qui était arrivé. Ils allèrent se coucher bien tristes. Une fois encore, le vieil homme vit son chien en rêve. Il le consola et lui dit d’aller chez son voisin et de lui prendre les cendres du mortier brûlé, de les emporter sur la grande route et, lorsque le roi passerait, de grimper sur les cerisiers encore dénudés et d’y répandre les cendres. Au passage du cortège royal, les cerisiers fleuriraient aussitôt, dans toute leur splendeur.

Le matin suivant, le vieillard alla chez son voisin et emporta les cendres de son mortier. Et comme le chien lui avait dit, il les mit dans un sac et s’en alla sur la grande route, là où les cerisiers étaient encore nus, car ce n’était pas encore la saison où les arbres se parent de leurs robes de fleurs multicolores et odorantes.

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A peine arrivé, il vit venir sur la route, le roi et toute sa suite. Il grimpa bien vite sur un cerisier et au lieu de se jeter face contre terre comme le faisaient tous les sujets en signe de respect, il resta perché dans son arbre.

Le roi, lorsqu’il l’aperçut, ordonna de saisir le vieux et de le châtier. Mais le vieillard, sans se laisser intimider, saisit les fines cendres de son sac et les répandit sur les arbres tout alentour. Aussitôt, tout fleurit et s’emplit de parfum enivrant. Le roi en fut si charmé et intrigué qu’il offrit de riches présents au vieillard et le fit venir dans son château pour l’honorer.

Tsuchiya Koitsu 1870-1949 en regardant les fleurs de cerisiers à Gion

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Mais les nouvelles se propagent vite et dans le petit village, l’histoire des cendres du mortier se répandit comme une traînée de poudre. Le voisin envieux en perdit le sommeil de jalousie. Il pensait sans cesse au bonheur des vieux et à leur fortune.

Il ramassa les cendres du mortier qui restaient encore dans la cheminée, et se mit en route pour faire fleurir lui aussi les cerisiers en l’honneur du roi, puisque le vieillard en avait été tellement récompensé.

A peine arrivé, il vit venir sur la route, le roi et toute sa suite. Il grimpa bien vite sur un cerisier et au lieu de se jeter face contre terre comme le faisaient tous les sujets en signe de respect, il resta perché dans son arbre.

Le roi, lorsqu’il l’aperçut, ordonna de saisir du voisin envieux afin de le châtier. Celui saisit les fines cendres de son sac et les répandit sur les arbres tout alentour.

Aussitôt, d’affreuses ordures puantes et de vieux os volèrent au visage du roi et des hommes de sa suite et salirent leurs vêtements. Les gardes se saisirent du méchant homme et le rouèrent de coups. Ils le lièrent et le jetèrent en prison, où il resta de longues années.

Mais les nouvelles se propagent vite et dans le petit village, l’histoire du voisin envieux se répandit comme une traînée de poudre. Lorsqu’il fut enfin remis en liberté, personne ne voulut avoir affaire à lui et il mourut piteusement peu après.

Quant aux deux vieux, ils n’oublièrent jamais leur cher petit chien. Ils vécurent cependant heureux jusqu’à la fin de leur vie

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À propos de chantecler18

Curieuse de tout j’aime partager tout simplement ,plutôt “electron libre ” j’ai des petites révoltes ,déteste le mensonge ,l’hypocrisie ,la méchanceté ,en résumé ” Un chat est un chat “ un peu décalé J’aime essentiellement ma liberté même si elle demande des sacrifices conséquents Adore les animaux ,la nature , mer et campagne la photographie ,la peinture ,l’architecture ,la poésie (des autres) l’actualité et ……les voyages ,parcourir la planète même dans le virtuel Dernière activité Rêver Pas de chichis ,pas de bla bla ,pas de jasette ...Pas de complication Rien que des petits bonheurs ☼ pour s'évader ensemble ♫ ♪ ♫

Une réponse "

  1. mathilde dit :

    un conte un peu long mais la morale y est bien representer on recoltece que l’on séme mais ce vieux était bien naif

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