C’est tout un Art d’être Canard….

© Michel Bury

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C’est tout un art d’être canard
C’est tout un art
d’être canard
canard marchant
canard nageant
canards au sol vont dandinant
canards sur l’eau vont naviguant
être canard
c’est absorbant
terre ou étang
c’est différent
canards au sol s’en vont en rang
canards sur l’eau, s’en vont ramant
être canard
ça prend du temps
c’est tout un art
c’est amusant
canards au sol vont cancanant
canards sur l’eau sont étonnants
il faut savoir
marcher, nager
courir, plonger
dans l’abreuvoir
canards le jour sont claironnants
canards le soir vont clopinant
canards aux champs
ou sur l’étang
c’est tout un art
d’être canard.

Claude Roy

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Contes et Légendes de Chine

Le Coq et le Canard

Un jour un coq et un canard allèrent se promener au bord du fleuve. Tout en marchant, le coq se vantait de sa beauté. Il se moquait du canard :

- Avec tes pattes qui ressemblent à des feuilles d’arbre et ta démarche dandinante, ah ! ridicule !

Le canard répondait :

- Tu as une paire d’ailes magnifiques ! Avec elles, tu peux voler et haut !

Le coq ne voulait pas avouer sa faiblesse. Il prit son élan, afin d’atteindre l’autre rive du fleuve, et de montrer ainsi ses capacités. Au beau milieu du fleuve, il tomba. Comme il ne savait pas nager, il sombra, coula, criant :

- Au secours !

Le canard vint à sa rescousse. Alors, il lui dit :

- C’est grâce à ces vilaines pattes que je t’ai sauvé.

Le coq resta coi, rougit de honte. Depuis lors, les coqs n’osent plus se vanter, et ont la crête rouge

© John Gould

Le Vilain petit Canard

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Comme il faisait bon dans la campagne ! C’était l’été.

Les blés étaient dorés, l’avoine verte, les foins coupés embaumaient, ramassés en tas dans les prairies, et une cigogne marchait sur ses jambes rouges, si fines et si longues et claquait du bec en égyptien (sa mère lui avait appris cette langue-là). Au-delà, des champs et des prairies s’étendaient, puis la forêt aux grands arbres, aux lacs profonds.

En plein soleil, un vieux château s’élevait entouré de fossés, et au pied des murs poussaient des bardanes aux larges feuilles, si hautes que les petits enfants pouvaient se tenir tout debout sous elles. L’endroit était aussi sauvage qu’une épaisse forêt, et c’est là qu’une cane s’était installée pour couver.

Elle commençait à s’ennuyer beaucoup. C’était bien long et les visites étaient rares les autres canards préféraient nager dans les fossés plutôt que de s’installer sous les feuilles pour caqueter avec elle.

Enfin, un oeuf après l’autre craqua. " Pip, pip ", tous les jaunes d’oeufs étaient vivants et sortaient la tête.

Coin, coin, dit la cane, et les petits se dégageaient de la coquille et regardaient de tous côtés sous les feuilles vertes. La mère les laissait ouvrir leurs yeux très grands, car le vert est bon pour les yeux. Comme le monde est grand, disaient les petits.

Ils avaient bien sûr beaucoup plus de place que dans l’oeuf. Croyez-vous que c’est là tout le grand monde ? dit leur mère, il s’étend bien loin, de l’autre côté du jardin, jusqu’au champ du pasteur – mais je n’y suis jamais allée.

" Etes-vous bien là, tous ? " Elle se dressa. " Non, le plus grand oeuf est encore tout entier. Combien de temps va-t-il encore falloir couver ? J’en ai par-dessus la tête. "

Et elle se recoucha dessus. Eh bien ! comment ça va ? demanda une vieille cane qui venait enfin rendre visite. Ça dure et ça dure, avec ce dernier oeuf qui ne veut pas se briser.

Mais regardez les autres, je n’ai jamais vu des canetons plus ravissants. Ils ressemblent tous à leur père, ce coquin, qui ne vient même pas me voir. Montre-moi cet oeuf qui ne veut pas craquer, dit la vieille.

C’est, sans doute, un oeuf de dinde, j’y ai été prise moi aussi une fois, et j’ai eu bien du mal avec celui-là. Il avait peur de l’eau et je ne pouvais pas obtenir qu’il y aille. J’avais beau courir et crier. Fais-moi voir. Oui, c’est un oeuf de dinde, sûrement. Laisse-le et apprends aux autres enfants à nager. Je veux tout de même le couver encore un peu, dit la mère.

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Maintenant que j’y suis depuis longtemps. Fais comme tu veux, dit la vieille, et elle s’en alla. Enfin, l’oeuf se brisa. Pip, pip, dit le petit en roulant dehors. Il était si grand et si laid que la cane étonnée, le regarda. En voilà un énorme caneton, dit-elle, aucun des autres ne lui ressemble. Et si c’était un dindonneau, eh bien, nous allons savoir ça au plus vite.

Le lendemain, il faisait un temps splendide. La cane avec toute la famille S’approcha du fossé. Plouf ! elle sauta dans l’eau. Coin ! coin ! commanda-t-elle, et les canetons plongèrent l’un après l’autre, même l’affreux gros gris.

Non, ce n’est pas un dindonneau, s’exclama la mère.Voyez comme il sait se servir de ses pattes et comme il se tient droit.

C’est mon petit à moi. Il est même beau quand on le regarde bien. Coin ! coin : venez avec moi, je vous conduirai dans le monde et vous présenterai à la cour des canards. Mais tenez- vous toujours près de moi pour qu’on ne vous marche pas dessus, et méfiez-vous du chat. Ils arrivèrent à l’étang des canards où régnait un effroyable vacarme. Deux familles se disputaient une tête d’anguille.

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Ce fut le chat qui l’attrapa. Ainsi va le monde ! dit la cane en se pourléchant le bec. Elle aussi aurait volontiers mangé la tête d’anguille. Jouez des pattes et tâchez de vous dépêcher et courbez le cou devant la vieille cane, là-bas, elle est la plus importante de nous tous. Elle est de sang espagnol, c’est pourquoi elle est si grosse. Vous voyez qu’elle a un chiffon rouge à la patte, c’est la plus haute distinction pour un canard. Cela signifie qu’on ne veut pas la manger et que chacun doit y prendre garde. Ne mettez pas les pattes en dedans, un caneton bien élevé nage les pattes en dehors comme père et mère. Maintenant, courbez le cou et faites coin !

Les petits obéissaient, mais les canards autour d’eux les regardaient et s’exclamaient à haute voix : Encore une famille de plus, comme si nous n’étions pas déjà assez. Et il y en a un vraiment affreux, celui-là nous n’en voulons pas. Une cane se précipita sur lui et le mordit au cou. Laissez le tranquille, dit la mère. Il ne fait de mal à personne. Non, mais il est trop grand et mal venu. Il a besoin d’être rossé. Elle a de beaux enfants, cette mère ! dit la vieille cane au chiffon rouge, tous beaux, à part celui-là : il n’est guère réussi. Si on pouvait seulement recommencer les enfants ratés ! Ce n’est pas possible,

Votre Grâce, dit la mère des canetons ; il n’est pas beau mais il est très intelligent et il nage bien, aussi bien que les autres, mieux même. J’espère qu’en grandissant il embellira et qu’avec le temps il sera très présentable. Elle lui arracha quelques plumes du cou, puis le lissa : Du reste, c’est un mâle, alors la beauté n’a pas tant d’importance. Les autres sont adorables, dit la vieille. Vous êtes chez vous, et si vous trouvez une tête d’anguille, vous pourrez me l’apporter. Cependant, le pauvre caneton, trop grand, trop laid, était la risée de tous. Les canards et même les poules le bousculaient.

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Le dindon – né avec des éperons – et qui se croyait un empereur, gonflait ses plumes comme des voiles. Il se précipitait sur lui en poussant des glouglous de colère. Le pauvre caneton ne savait où se fourrer. La fille de basse-cour lui donnait des coups de pied. Ses frères et soeurs, eux-mêmes, lui criaient : Si seulement le chat pouvait te prendre, phénomène ! Et sa mère :

Si seulement tu étais bien loin d’ici ! C’en était trop !

Le malheureux, d’un grand effort s’envola par- dessus la haie, les petits oiseaux dans les buissons se sauvaient à tire d’aile. "Je suis si laid que je leur fais peur", pensa-t-il en fermant les yeux. Il courut tout de même jusqu’au grand marais où vivaient les canards sauvages. Il tombait de fatigue et de chagrin et resta là toute la nuit. Au matin, les canards en voyant ce nouveau camarade s’écrièrent : Qu’est-ce que c’est que celui-là ?

Notre ami se tournait de droite et de gauche, et saluait tant qu’il pouvait. Tu es affreux, lui dirent les canards sauvages, mais cela nous est bien égal pourvu que tu n’épouses personne de notre famille.

Il ne songeait guère à se marier, le pauvre ! Si seulement on lui permettait de coucher dans les roseaux et de boire l’eau du marais. Il resta là deux jours. Vinrent deux oies sauvages, deux jars plutôt, car c’étaient des mâles, il n’y avait pas longtemps qu’ils étaient sortis de l’oeuf et ils étaient très désinvoltes.

Ecoute, camarade, dirent-ils, tu es laid, mais tu nous plais. Veux-tu venir avec nous et devenir oiseau migrateur ? Dans un marais à côté il y a quelques charmantes oiselles sauvages, toutes demoiselles bien capables de dire coin, coin (oui, oui), et laid comme tu es, je parie que tu leur plairas. Au même instant, il entendit Pif ! Paf !, les deux jars tombèrent raides morts dans les roseaux, l’eau devint rouge de leur sang.

Toute la troupe s’égailla et les fusils claquèrent de nouveau. Des chasseurs passaient, ils cernèrent le marais, il y en avait même grimpés dans les arbres. Les chiens de chasse couraient dans la vase. Platch ! Platch ! Les roseaux volaient de tous côtés ; le pauvre caneton, épouvanté, essayait de cacher sa tête sous son aile quand il vit un immense chien terrifiant, la langue pendante, les yeux étincelants. Son museau, ses dents pointues étaient déjà prêts à le saisir quand – Klap ! il partit sans le toucher. Oh ! Dieu merci ! je suis si laid que même le chien ne veut pas me mordre.

Il se tint tout tranquille pendant que les plombs sifflaient et que les coups de fusils claquaient. Le calme ne revint qu’au milieu du jour, mais le pauvre n’osait pas se lever, il attendit encore de longues heures, puis quittant le marais il courut à travers les champs et les prés, malgré le vent qui l’empêchait presque d’avancer. Vers le soir, il atteignit une pauvre masure paysanne, si misérable qu’elle ne savait pas elle-même de quel côté elle avait envie de tomber, alors elle restait debout provisoirement. Le vent sifflait si fort qu’il fallait au caneton s’asseoir sur sa queue pour lui résister.

Il s’aperçut tout à coup que l’un des gonds de la porte était arraché, ce qui laissait un petit espace au travers duquel il était possible de se glisser dans la cabane. C’est ce qu’il fit.

Une vieille paysanne habitait là, avec son chat et sa poule. Le chat pouvait faire le gros dos et ronronner. Il jetait même des étincelles si on le caressait à rebrousse-poil. La poule avait les pattes toutes courtes, elle pondait bien et la femme les aimait tous les deux comme ses enfants.

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Au matin, ils remarquèrent l’inconnu. Le chat fit "chum" et la poule fit "cotcotcot ".

Qu’est-ce que c’est que ça ! dit la femme. Elle n’y voyait pas très clair et crut que c’était une grosse cane égarée. " Bonne affaire, pensa-t-elle, je vais avoir des oeufs de cane.

Pourvu que ce ne soit pas un mâle. Nous verrons bien. " Le caneton resta à l’essai, mais on s’aperçut très vite qu’il ne pondait aucun oeuf. Le chat était le maître de la maison et la poule la maîtresse. Ils disaient : " Nous et le monde ", ils pensaient bien en être la moitié, du monde, et la meilleure. Le caneton était d’un autre avis, mais la poule ne supportait pas la contradiction. Sais-tu pondre ? demandait-elle. Non. Alors, tais-toi. Et le chat disait : Sais-tu faire le gros dos, ronronner ? Non. Alors, n’émets pas des opinions absurdes quand les gens raisonnables parlent. Le caneton, dans son coin, était de mauvaise humeur ; il avait une telle nostalgie d’air frais, de soleil, une telle envie de glisser sur l’eau. Il ne put s’empêcher d’en parler à la poule.

Qu’est-ce qui te prend, répondit-elle. Tu n’as rien à faire, alors tu te montes la tête. Tu n’as qu’à pondre ou à ronronner, et cela te passera. C’est si délicieux de glisser sur l’eau, dit le caneton, si exquis quand elle vous passe par-dessus la tête et de plonger jusqu’au fond ! En voilà un plaisir, dit la poule. Tu es complètement fou. Demande au chat, qui est l’être le plus intelligent que je connaisse, s’il aime glisser sur l’eau ou plonger la tête dedans. Je ne parle même pas de moi. Demande à notre hôtesse, la vieille paysanne. Il n’y a pas plus intelligent. Crois-tu qu’elle a envie de nager et d’avoir de l’eau par-dessus la tête ?

Vous ne me comprenez pas, soupirait le caneton. Alors, si nous ne te comprenons pas, qui est-ce qui te comprendra ! Tu ne vas tout de même pas croire que tu es plus malin que le chat ou la femme … ou moi-même ! Remercie plutôt le ciel de ce qu’on a fait pour toi. N’es-tu pas là dans une chambre bien chaude avec des gens capables de t’apprendre quelque chose ?

Mais tu n’es qu’un vaurien, et il n’y a aucun plaisir à te fréquenter. Remarque que je te veux du bien et si je te dis des choses désagréables, c’est que je suis ton amie. Essaie un peu de pondre ou de ronronner ! Je crois que je vais me sauver dans le vaste monde, avoua le caneton. Eh bien ! vas-y donc. Il s’en alla.

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L’automne vint, les feuilles dans la forêt passèrent du jaune au brun, le vent les faisait voler de tous côtés. L’air était froid, les nuages lourds de grêle et de neige, dans les haies nues les corbeaux croassaient kré ! kru ! krà ! oui, il y avait de quoi grelotter. Le pauvre caneton n’était guère heureux.

Un soir, au soleil couchant, un grand vol d’oiseaux sortit des buissons. Jamais le caneton n’en avait vu de si beaux, d’une blancheur si immaculée, avec de longs cous ondulants. Ils ouvraient leurs larges ailes et s’envolaient loin des contrées glacées vers le midi, vers les pays plus chauds, vers la mer ouverte.

Ils volaient si haut, si haut, que le caneton en fut impressionné ; il tournait sur l’eau comme une roue, tendait le cou vers le ciel … il poussa un cri si étrange et si puissant que lui- même en fut effrayé. Jamais il ne pourrait oublier ces oiseaux merveilleux !

Lorsqu’ils furent hors de sa vue, il plongea jusqu’au fond de l’eau et quand il remonta à la surface, il était comme hors de lui-même. Il ne savait pas le nom de ces oiseaux ni où ils s’envolaient, mais il les aimait comme il n’avait jamais aimé personne. Il ne les enviait pas, comment aurait-il rêvé de leur ressembler…

L’hiver fut froid, terriblement froid. Il lui fallait nager constamment pour empêcher l’eau de geler autour de lui. Mais, chaque nuit, le trou où il nageait devenait de plus en plus petit. La glace craquait, il avait beau remuer ses pattes, à la fin, épuisé, il resta pris dans la glace.

Au matin, un paysan qui passait le vit, il brisa la glace de son sabot et porta le caneton à la maison où sa femme le ranima.

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Les enfants voulaient jouer avec lui, mais lui croyait qu’ils voulaient lui faire du mal, il s’élança droit dans la terrine de lait éclaboussant toute la pièce ; la femme criait et levait les bras au ciel.

Alors, il vola dans la baratte où était le beurre et, de là, dans le tonneau à farine. La paysanne le poursuivait avec des pincettes ; les enfants se bousculaient pour l’attraper… et ils riaient … et ils criaient. Heureusement, la porte était ouverte !

Il se précipita sous les buissons, dans la neige molle, et il y resta anéanti. Il serait trop triste de raconter tous les malheurs et les peines qu’il dut endurer en ce long hiver. Pourtant, un jour enfin, le soleil se leva, déjà chaud, et se mit à briller.

C’était le printemps. Alors, soudain, il éleva ses ailes qui bruirent et le soulevèrent, et avant qu’il pût s’en rendre compte, il se trouva dans un grand jardin plein de pommiers en fleurs. Là, les lilas embaumaient et leurs longues branches vertes tombaient jusqu’aux fossés. Comme il faisait bon et printanier !

Et voilà que, devant lui, sortant des fourrés trois superbes cygnes blancs s’avançaient. Il ébouriffaient leurs plumes et nageaient si légèrement, et il reconnaissait les beaux oiseaux blancs.

Une étrange mélancolie s’empara de lui. Je vais voler jusqu’à eux et ils me battront à mort, moi si laid, d’avoir l’audace de les approcher ! Mais tant pis, plutôt mourir par eux que pincé par les canards, piqué par les poules ou par les coups de pied des filles de basse-cour !

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Il s’élança dans l’eau et nagea vers ces cygnes pleins de noblesse. A son étonnement, ceux-ci, en le voyant, se dirigèrent vers lui. Tuez-moi, dit le pauvre caneton en inclinant la tête vers la surface des eaux. Et il attendit la mort.

Mais alors, qu’est-ce qu’il vit, se reflétant sous lui, dans l’eau claire ? C’était sa propre image, non plus comme un vilain gros oiseau gris et lourdaud … il était devenu un cygne !!!

Car il n’y a aucune importance à être né parmi les canards si on a été couvé dans un oeuf de cygne ! Il ne regrettait pas le temps des misères et des épreuves puisqu’elles devaient le conduire vers un tel bonheur !

Les grands cygnes blancs nageaient autour de lui et le caressaient de leur bec. Quelques enfants approchaient, jetant du pain et des graines. Le plus petit S’écria : – Oh ! il y en a un nouveau. Et tous les enfants de s’exclamer et de battre des mains et de danser en appelant père et mère. On lança du pain et des gâteaux dans l’eau. Tous disaient :

" Le nouveau est le plus beau, si jeune et si gracieux. " Les vieux cygnes s’inclinaient devant lui. Il était tout confus, notre petit canard, et cachait sa tête sous l’aile, il ne savait lui-même pourquoi. Il était trop heureux, pas du tout orgueilleux pourtant, car un grand coeur ne connaît pas l’orgueil.

Il pensait combien il avait été pourchassé et haï alors qu’il était le même qu’aujourd’hui où on le déclarait le plus beau de tous ! Les lilas embaumaient dans la verdure, le chaud soleil étincelait. Alors il gonfla ses plumes, leva vers le ciel son col flexible et de tout son coeur comblé il cria : "Aurais-je pu rêver semblable félicité quand je n’étais que le vilain petit canard !

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© Vilhelm Pedersen.

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Hans Christian Andersen.

illustrations (http://lusile17.centerblog.net)

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Adaptations

En 1914, le compositeur russe Sergueï Prokofiev écrit une œuvre pour voix et piano basée sur l’adaptation du conte original d’Andersen par Nina Mershchersky’s. En 1932, il adapte la partition pour voix et orchestre.

En 1931, les studios Disney adaptent le conte pour en faire un dessin animé en noir et blanc, Le Vilain Petit Canard une Silly Symphony diffusée pour la première fois le 16 décembre.

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En 1939, Disney sort une nouvelle version du dessin animé en Technicolor, Le Vilain Petit Canard

En 1952, la comédie musicale Hans Christian Andersen, de Charles Vidor, comporte une chanson, Le Vilain Petit Canard, de Frank Loesser chantée par Danny Kaye.

En 2010, sort le film d’animation Le Vilain Petit Canard réalisé par Garri Bardine.

©canard debout de François Pompon

Le Canard et la Panthère (1937) Marcel Aymée (contes du chat perché )

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Jean-Honoré Fragonard Art

© Jean-Honoré Fragonard Autoportrait L’Inspiration, 1769,

né le 5 avril 1732 à Grasse et mort le 22 août 1806 à Paris est un des principaux peintres français du XVIIIe siècle.

Il fut peintre d’histoires, de genre et de paysages.

Jean Honoré Fragonard quitte sa ville natale à l’âge de six ans pour s’installer avec sa famille à Paris

Les dispositions artistiques de Fragonard sont précoces et après avoir quelque temps travaillé avec Jean Siméon Chardin, il entre, à l’âge de 14 ans, dans l’atelier de François Boucher. C’est grâce à lui que le jeune Fragonard affirme ses dons. Boucher le présenta bientôt au prestigieux Grand prix de Peinture de l’Académie royale qu’il remporta en 1752

© Jean-Honoré Fragonard "Jeune Fille délivrant un oiseau de sa cage "

Une carrière dans la peinture d’histoire lui semble alors toute tracée. Il entra alors durant trois années à l’École royale des élèves protégés alors dirigée par le peintre Carle Van Loo.

Fragonard part ensuite en 1756 pour l’Académie de France à Rome en compagnie de son ami Hubert Robert (un autre peintre ayant remporté le prix de Rome). Il y résidera jusqu’au mois d’avril 1761.

Il quitte dès lors la Ville éternelle pour la France durant un long périple achevé en septembre à travers les villes de Florence, Bologne et Venise

© Jean-Honoré Fragonard Les Baigneuses 1765

Il se distingua d’abord dans le genre sérieux et donna en 1752 son tableau de Jéroboam sacrifiant aux idoles (Paris, École des Beaux-Arts) qui fut justement admiré. C’est ce tableau qui lui fit gagner le Grand prix de l’Académie royale de Peinture.

Désespérant d’atteindre au premier rang dans ce genre, il le quitta pour le genre érotique, dans lequel il obtint le plus grand succès, il devint bientôt le peintre à la mode, et amassa une grande fortune que la Révolution française lui fit perdre. En 1769, il se maria avec Marie-Anne Gérard (1745-1823), une peintre en miniature aussi originaire de Grasse. Cette même année, nait leur première fille Rosalie (1769-1788).

© Jean-Honoré-Fragonard " Jeune Fille aux Petits Chiens"

En 1773, après un voyage en Flandre pendant l’été, le fermier général Pierre-Jacques-Onésyme Bergeret de Grandcourt lui proposa d’être son guide pour un voyage en Italie, puis en Europe centrale, qui débutera en octobre. Grandcourt ,Comte de Nègrepelisse, et l’itinéraire du voyage, à l’aller, passa par cette localité, où la petite troupe de voyageurs y séjourna une quinzaine de jours.

Fragonard y dessina le château, propriété de Bergeret. Le voyage prit fin en septembre 1774 après les visites successives de Vienne, Prague, Dresde, Francfort et enfin Strasbourg.

En 1780, le couple Fragonard donne naissance à un nouvel enfant Alexandre-Évariste Fragonard (1780-1850), qui deviendra lui-aussi artiste

© Jean-Honoré Fragonard Les Deux Soeurs

Huit ans plus tard décès de leur fille Rosalie à 19 ans au château de Cassan en région parisienne.

Après un séjour à Grasse (1790-91), Fragonard devient membre de la Commune des Arts en 1793. Par la suite, Fragonard, fut nommé l’un des conservateurs du Musée du Louvre par l’Assemblée nationale.

En 1805, Fragonard est expulsé du Louvre par décret impérial comme de nombreux artistes.

Il s’installe alors chez son ami Veri, au Palais Royal. L’année suivante, il décède, apparemment terrassé par une congestion cérébrale dans son nouveau logement situé aux galeries du Palais-Royal.

© Jean-Honoré Fragonard La Surprise ou la Rencontre 1773

Il est inhumé dans l’ancien cimetière de Montmartre, où sa tombe n’est plus visible.

La famille de Fragonard comprenait de nombreux artistes :

Marguerite Gérard, sa belle-sœur et élève, remarquable peintre intimiste ;Marie-Anne Gérard, son épouse, miniaturiste charmante ;Alexandre-Évariste Fragonard, son fils ; Théophile Fragonard, son petit-fils, fils d’Alexandre.

Son cousin, Honoré Fragonard, est un anatomiste célèbre dont les « écorchés » sont conservés dans le  Musée Fragonard (Ecole Nationale Vérérinaire  de Maisons-Alfort)

© Jean-Honoré Fragonard Les hasards Heureux de l’Escarpolette 1767 -1768


Fragonard est considéré comme le peintre de la frivolité, du Rococo, bien qu’il ait peint dans de nombreux autres registres : grands paysages inspirés de peintres hollandais, peintures religieuses ou mythologiques, ou scène de bonheur familial notamment.

Ses scènes de genres seront bientôt rendues obsolètes par la dureté néo-classique de David, par la cruauté de la Révolution et celle de l’Empire.

Le Baiser à la dérobée, est une œuvre de Jean-Honoré Fragonard et de Marguerite Gérard, son élève et belle-sœur. L’un des tableaux les plus célèbres, voire le tableau le plus célèbre de l’artiste n’est donc pas tout à fait de sa main

© Jean-Honoré Fragonard 3Le Baiser à la Dérobée" 1787- 88

Fragonard représenta à plusieurs reprises des jeunes femmes légèrement vêtues jouant avec leurs animaux de compagnie dans les années 1770. 

Les débuts du modèle Vers 1770

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© Jean-Honoré Fragonard Les Débuts du Modèle vers 1770

En apparence Fragonard a voulu se prêter au jeu du tableau de genre libertin où le jeune artiste demande à son modèle de se dévêtir afin qu’il puisse peindre un nu sur la toile

Toute la séduction du XVIIIe siècle s’exprime dans ce petit tableau ovale.

Jean Honoré Fragonard  ….. La Balançoire

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Herman Richir Art

Herman Richir Ixelles, 1866 – Uccle, 1942

Peintre académique belge de scènes allégoriques et mythologiques, de nus et portraitiste de grand talent. Il figure au nombre des meilleurs peintres de la femme.

Il réalise aussi des affiches sous le pseudonyme de Hamner(anagramme de son prénom), notamment deux chromolithographies publicitaires pour Delhaize de style Art nouveau.

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© Herman Richir  Young Woman Reading

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Herman Richir entre à l’Académie des beaux-arts de Saint-Josse-ten-Noode et y reçoit le soutien notamment de Charles Hermans qui lui prodigue de précieux conseils.

De 1884 à 1889, il poursuit sa formation à l’Académie royale des beaux-arts de Bruxelles sous la direction de Jean-François Portaels.

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© Herman Richir Fraîcheur printanière

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Déjà lauréat de l’académie en 1885, Richir se classe, l’année suivante, deuxième au Prix de Rome derrière Constant Montald.

Sa présence est remarquée aux Salons de Paris en 1889 et 1892, ainsi qu’à l’Exposition universelle de Bruxelles de 1897.

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© Herman Richir "Young Horsewoman" (détail)

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D’abord nommé professeur du cours de dessin d’après nature à l’Académie royale des beaux-arts de Bruxelles en 1900, Herman Richir y devient ensuite professeur de peinture de 1905 à 1927. L’enseignement académique aura une grande influence sur nombre de ses élèves dont deux membres éminents du groupe Nervia : Louis Buisseret et Léon Navez.

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© Herman Richir "Parée de Jeunesse"

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Peintre de scènes allégoriques et mythologiques, de panneaux décoratifs mais aussi lithographe sous le pseudonyme « Hamner »,

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© Herman Richir ....Hamner ....Au Bon Marché. Denrées coloniales, Vins et Spirit.

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Herman Richir est d’abord et principalement un portraitiste apprécié de la haute société de l’époque et à qui l’on doit notamment plusieurs portraits de la famille royale belge

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© Herman Richir "Portrait de la Reine Astrid"

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Ses toiles font apparaître un trait rigoureusement précis et un grand souci du détail. Il excelle dans la représentation d’élégantes vêtues d’étoffes rares, mais sa juste conception de l’idéal artistique le porte à représenter la femme aussi dans la beauté de sa seule carnation.

C’est pourquoi à côté de l’œuvre du portraitiste, il convient de placer celle du peintre de nus.

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© Herman Richir " La Fontaine d'Amour "1919

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Toujours fasciné par un classicisme traditionaliste, Herman Richir glorifie la femme, dont il peint les formes bien équilibrées, aux colorations naturelles.

Il est séduit par la féminité et lui voue son admiration au point de la sublimer dans des scènes allégoriques.

Moins connu pour ses natures mortes et comme paysagiste, Richir n’en a pas moins brossé, dans ces genres très différents, des toiles magistrales.

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© Herman Richir "Les apprêts de la Soirée"

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Il peint aussi occasionnellement des œuvres monumentales destinées à décorer les salons et les halls d’entrée des maisons bourgeoises.

Il réalise notamment l’ensemble de douze panneaux décoratifs pour le château de Fontaine de Laveleye à Boitsfort

Il meurt le 15 mars 1942 laissant derrière lui une œuvre considérable (notamment plus de 400 portraits) répartie dans de nombreux musées, dont ceux de Bruxelles, Anvers, Namur, Genk, Lille, Barcelone, Liverpool, Budapest, Sydney, Seattle

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© Herman Richir "La Femme Au Voile"

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Herman Richir résida longtemps à Schaerbeek, où il habita successivement les immeubles situés au 365 avenue Rogier, au 174 rue de la Consolation et surtout au 42 rue Thomas Vinçotte. C’est cette fidélité à la commune bruxelloise qui lui valut l’honneur d’y avoir une rue à son nom.

Herman Richir fut nommé Commandeur de l’Ordre de Léopold II et Officier de l’Ordre de Léopold

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© Herman Richir " La Guerre et la Paix " 1914

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Liste des 41 œuvres classées par ordre de passage

- Étude de visages (1924). Crayon
– La petite amazone. Huile sur toile, 269 x 213 cm
– Cécile grandit (1910 et 1913). Huile sur toile, 60 x 75 cm
– Portraits de Gabrielle et Ernest Richir (1890). Huile sur toile, 139 x 88 cm
– Joyeux matin. Huile sur toile, 90 x 81 cm
– Fraîcheur printanière. Huile sur toile, 78 x 60 cm (Musée Charlier, Saint-Josse-ten-Noode)
– La partition. Huile sur toile, 55,5 x 43,5 cm
– Les apprêts de la soirée. Huile sur toile, 110 x 80 cm
– Jeune élégante à la robe rose. Huile sur toile, 65 x 55 cm
– Jeune femme parée de perles. Huile sur toile, 89 x 79 cm
– Carmencita. Huile sur toile, 100 x 80 cm
– Portrait de jeune femme. Huile sur toile, 65 x 50 cm
– La lecture. Huile sur toile, 59 x 48 cm
– L’illustration. Huile sur toile, 56 x 47 cm
– L’étrangère. Huile sur toile, 65 x 50 cm
– Le thé – Les peintres Juliette et Rodolphe Wytsman (c. 1896). Huile sur toile, 93 x 80 cm (Musée d’Ixelles)
– La lecture intéressante. Huile sur toile, 50 x 41 cm
– La fée des neiges. Huile sur toile, 66 x 51 cm
– La pensée qu’on arrête (1932). Huile sur toile, 56 x 46,5 cm
– La Madone. Huile sur toile, 90 x 52 cm
– La femme au voile. Huile sur toile, 158 x 109 cm
– Andante. Huile sur toile, 66 x 42 cm
– Rêverie. Technique mixte, 73 x 58 cm
– La Guerre et la Paix (1914). Huile sur toile, 200 x 110 cm
– Jeune fille en kimono. Huile sur toile
– Jeune femme au masque. Huile sur toile, 95 x 115 cm
– Dame au kimono vert. Huile sur toile, 58 x 50 cm
– Un regard dans le passé. Huile sur toile, 185 x 96,5 cm (Carnegie Institute, Pittsburgh, 1912 / Panama-Pacific International Exposition, San Francisco, 1915)
– Le petit miroir. Huile sur toile, 80 x 60 cm
– Rêves bleus. Huile sur toile, 82 x 62 cm
– Ève triomphante. Huile sur toile, 100 x 80 cm
– Le sommeil de Jamilé. Huile sur toile, 80 x 100 cm
– Naïades se baignant dans la cascade. Huile sur panneau, 33 x 52 cm
– Jeune fille accroupie. Huile sur toile, 42 x 33 cm
– Ève au paradis. Huile sur toile, 110 x 62 cm
– Après le bain. Huile sur toile (Salon de 1905, Paris)
– La Fontaine d’Amour (1919). Huile sur toile (triptyque), 145 x 215 cm (Coll. communale, Schaerbeek)
– Calme du soir. Huile sur toile, 80 x 95 cm
– Coucher de soleil en Campine. Huile sur toile, 100 x 150 cm
– Le Travail (1919). Huile sur toile, 295 x 150 cm (Coll. communale, Schaerbeek)
– Le Repos (1919). Huile sur toile, 295 x 150 cm (Coll. communale, Schaerbeek)

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© Herman Richir "Queen Elisabeth of the Belgians" 1930

 

Igor Romanchuk Art

Artiste Biélorusse

Igor Romanchuk

Igor Romanchuk est né le 24 septembre 1974 dans le village de Stajki Ivacevicheskij près de Brest. En 1991 il a quitté le lycée.

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© Igor Romanchuk "Midday"

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De 1992 à 1997 il a  appris dans université pédagogique d’art de Vitebsk   dans le département graphique. En 1997 – 1999 travaillé comme professeur à l’école et de 2000 – 2005 – professeur à l’ université d’État de Brest…

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© Igor Romanchuk "Old Street"

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Igor Romanchuk a tout simplement maîtrisé la capacité de transmettre la magnificience   de vieux paysages urbains du monde en œuvres d’art intemporelles.

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© Igor Romanchuk "End of the Winter "

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Un membre de la Guilde des Beaux-Arts, Igor est peut-être le meilleur peintre du paysage contemporain connu dans le Bélarus.

Sa passion pour les détails de la lumière, la teinte et l’ombre que la nature fournit, avec une approche bien disciplinés et étudié pour la traduction de la physique en quelque chose de beaucoup plus qu’une image sont évidentes dans chaque pièce de travail d’Igor.

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© Igor Romanchuk "Before the Rain "

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C’est ce talent qui lui a valu de nombreuses  éloges à Igor , y compris de nombreuses  conférences à la Faculté de à l’Université d’Art d’ état AS Pouchkine en Biélorussie.

Né et élevé en dehors de Brest, l’aptitude d’Igor pour l’art était plus qu’évident à l’âge de quatre ans, à l’âge de 11 ans, Igor  étudie  l’art à temps plein, et a passé des années à développer ses compétences dans les techniques de l’école russe de peinture.

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© Igor Romanchuk "Sunny Day "

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Après avoir assisté à l’école des enfants de l’Art, Igor a reçu son éducation artistique formelle de Vitebsk Université pédagogique. Son appréciation pour l’approche classique de l’art est bien évidente, et à ce jour, l’artiste utilise encore une vieille recette pour créer sa propre huile d’amincissement, Il prend des mois à préparer chaque lot. Les brosses qu’il utilise sont celles qu’il a fait lui-même; il continue toujours à   perfectionner son art.

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© Igor Romanchuk "Lady"

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Depuis 2001, Igor Romanchuk a été présent dans de nombreuses expositions individuelles à travers la Bélarussie. Ses peintures sont bien connues dans son pays natal et sont actuellement commercialisées et vendues en France, Allemagne, la Russie, Hong Kong et Shanghai.

Igor vit actuellement avec sa femme et ses trois enfants à Brest, en Biélorussie.

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Valentina Valevskaya Art

Valentina Valevskaya

Elle vit dans la  ville ensoleillée,merveilleuse  d’Odessa 

Elle a  un diplôme technique. Comme scène-designer, je travaille dans «MASKI« créative et une société de production. 

  Toutes mes œuvres sont  de l’aquarelle sur papier de style réaliste

©Valentina Valevskaya "Summer Tenderness"

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©Valentina Valevskaya "Lilac"

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Attirée par la peinture à l’aquarelle récemment.

Il y a beaucoup  d’ artistes contemporains favoris qui travaillent dans différents genres et styles.

©Valentina Valevskaya "A Little Warder"

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©Valentina Valevskaya "Tournesols"

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©Valentina Valevskaya "Perroquet dans le Miroir" 2012

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©Valentina Valevskaya "Deux Perroquets"

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Henri Matisse Art

© Henri Matisse and Cat

Quand Matisse parle

Je défais de mes mains toutes le chevelures,
Le jour a les couleurs que lui donnent mes mains
Tout ce qu’enfle un soupir dans ma chambre est voilure
Et le rêve durable est mon regard demain

Toute fleur d’être nue est semblables aux captives
Qui font trembler les doigts par leur seule beauté
J’attends, je vois, je songe et le ciel qui dérive
Est simple devant moi comme une robe ôtée

J’explique sans les mots le pas qui fait la ronde,
J’explique le pied nu qu’a le vent effacé
J’explique le bonheur muet des plantes vertes
J’explique le silence étrange des maisons

J’explique infiniment l’ombre et la transparence
J’explique le toucher des femmes, leur éclat
J’explique un firmament d’objets par différence
J’explique le rapport des choses que voilà

J’explique le parfum des formes passagères
J’explique ce qui chanter le papier blanc
J’explique ce qui fait qu’une feuille est légère
Et les branches qui sont des bras un peu plus lents

Je rends à la lumière un tribut de justice
Immobile au milieu des malheurs de ce temps
Je peins l’espoir des yeux afin qu’Henri Matisse
Témoigne à l’avenir ce que l’homme en attend.

Louis Aragon   " Le Crève-Coeur "

Henri Matisse

né le 31 décembre 1869 au Cateau-Cambrésis et mort le 3 novembre 1954 à Nice, est un artiste-peintre, dessinateur et sculpteur français.

Il fut le chef de file du fauvisme ; Pablo Picasso le considérait comme son grand rival et néanmoins ami

Fils d’un marchand de grains. Sa mère était peintre amateur.

Après la guerre franco-allemande en 1871 la famille déménage à Bohain-en-Vermandois où Matisse passe sa jeunesse. Il commence sa vie professionnelle comme clerc de Maître du Conseil à Saint-Quentin

En 1889 au cours d’une période de convalescence suite à une attaque de l’appendicite Il découvre la peinture par un voisin Léon Bouvier (qui peint à ses heures, et présente à Matisse ses premières œuvres., un Chalet suisse, chromo reproduit dans les boîtes de peinture en vente à l’époque. Henri Matisse en peindra une copie) séduit par la peinture sa mère lui offre une boîte de peinture. Il découvre alors le plaisir de peindre. Il a découvert «une sorte de paradis», comme il a décrit plus tard, et a décidé de devenir un artiste

Dès son rétablissement, tout en réintégrant l’étude, il s’inscrit au cours de dessin de l’école Quentin de La Tour destinée aux dessinateurs en textile de l’industrie locale.

© Henri Matisse Woman Reading, 1894,

En 1891, il revint à Paris pour étudier l’art à l’ Académie Julian et est devenu un étudiant de William-Adolphe Bouguereau etGustave Moreau . Initialement, il peint des natures mortes et des paysages dans un style traditionnel, au cours de laquelle il a obtenu la compétence raisonnable.

Matisse a été influencé par les œuvres de maîtres anciens tels que Jean-Baptiste-Siméon Chardin , Nicolas Poussin , et Antoine Watteau , ainsi que par des artistes modernes tels que Édouard Manet , et par l’art japonais . Chardin était l’un des peintres les plus admirés de Matisse, comme un étudiant en art, il fait des copies de tableaux de Chardin qui sont au Louvre

1896 et 1897,Matisse rend visite au peintre John Peter Russell sur l’île Île Belle au large des côtes de Bretagne Il lui présente et fait connaître l’impressionnisme et l’œuvre de van Gogh Il dira plus tard « Russell a été mon professeur, et Russell m’a expliqué la théorie des couleurs »

Avec le modèle Joblau Caroline, il a eu une fille, Marguerite, née en 1894. En 1898, il se marie avec Amélie Parayre Noëllie , ils ont eu deux fils, Jean (né en 1899) et Pierre (né en 1900). Marguerite et Amélie ont souvent servi de modèles pour Matisse.

En 1898, sur les conseils de Camille Pissarro , il est allé à Londres pour étudier les peintures de JMW Turner et il fait ensuite un voyage en Corse

Le Fauvisme

Fauvisme comme un style a commencé autour de 1900 et a continué au-delà de 1910, le mouvement en tant que telle n’a duré que quelques années, 1904-1908

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© Henri Matisse.  madras rouge 1907

Les dirigeants du mouvement étaient Matisse et André Derain La première exposition de Matisse en solo était à Ambroise Vollard galerie en 1904, [sans grand succès. Son goût pour la couleur brillante et expressive est devenu plus prononcé après qu’il ait passé l’été de 1904 la peinture à Saint- Tropez avec le néo-impressionnistes Signac et Henri Edmond Cross

En cette année, il peint le plus important de ses œuvres dans le style néo-impressionniste, Luxe, Calme et Volupté. En 1905, il a voyagé vers le sud à nouveau de travailler avec André Derain à Collioure . Ses peintures de cette période sont caractérisées par des formes planes et des lignes contrôlées, et l’utilisation du pointillisme d’une manière moins rigoureuse que par le passé.

En 1905, Matisse et un groupe d’artistes aujourd’hui connus sous le nom " Fauves "exposé ensemble dans une chambre à l’ Salon d’Automne . Les peintures ont exprimé l’émotion avec des couleurs sauvages, souvent dissonantes, sans égard pour des couleurs naturelles du sujet Matisse a été reconnu comme un chef de file des Fauves, avec André Derain, rivalités amicales, chacun avec ses propres partisans.

Les autres membres étaient Georges Braque , Raoul Dufy et Maurice de Vlaminck . Le symboliste peintre Gustave Moreau (1826-1898) source d’inspiration du mouvement, il était professeur à l’ École des Beaux-Ars à Paris, Matisse a rencontré une critique véhémente, et il lui était difficile pour lui de s’occuper de sa famille

Le déclin du mouvement fauviste, après 1906, n’a rien fait pour influer sur la hausse de Matisse, et beaucoup de ses plus belles œuvres ont été créées entre 1906 et 1917, quand il était un membre actif de ce grand rassemblement de talents artistiques de Montparnasse

Il a continué à absorber de nouvelles influences: Algérie en 1906 ou il fait des études d’art africain et le primitivisme ; après avoir vu une grande exposition de l’art islamique dans Munich en 1910, deux mois en Espagne où il étudia l’art mauresque. Le Maroc en 1912 et à nouveau en 1913 et en peignant dans Tanger I l a fait plusieurs changements innovateurs dans son travail, y compris son utilisation du noir comme une couleur.

© Henri Matisse "The-Dessert Harmony in Red"1908

L’effet sur l’art de Matisse a été une nouvelle audace dans l’utilisation de couleur intense et non modulée, comme dans L’Atelier Rouge (1911).

Une longue association avec la Fédération de Russie et le collectionneur d’art Sergei Chtchoukine . Il a créé l’une des ses œuvres majeures La Danse spécialement pour Chtchoukine dans le cadre d’une commission deux tableaux, l ‘ autre étant la musique, 1910.Une version antérieure de La Danse (1909)

Vers 1906, il a rencontré Pablo Picasso , qui était de 12 ans plus jeune que Matisse. Les deux sont devenus amis pour la vie ainsi que rivaux et sont souvent comparés; une différence essentielle entre les deux , Matisse dessine et peint d’après nature, tandis que Picasso était beaucoup plus enclins à travailler à partir de l’imagination

Durant la première décennie du 20e siècle, les Américains à Paris-Gertrude Stein, ses frères Leo Stein , Michael Stein et la femme de Michael Sarah-étaient importants collectionneurs et les partisans de peintures de Matisse

Ses amis organisent , financent l’ Académie Matisse à Paris, une école privée et non-commercial dans lequel Matisse instruit de jeunes artistes. Elle fonctionne de 1907 à 1911. Hans Purrmann et Sarah Stein étaient parmi ses élèves les plus fidèles.

Dès le déclenchement de la Première Guerre mondiale, il quitte Collioure qu’il fréquentait régulièrement depuis 1905. Après avoir passé une partie de l’hiver 1916-1917 à Nice, Matisse décide de rester plus longuement sur la Côte d’Azur, qu’il considère comme un paradis, et dont il recherche la transcription dans ses toiles. Durant cette période, Matisse rencontre le peintre japonais Yoshio Aoyama, qui vivait aussi à Nice, dans le quartier de Cimiez, et qui devient son disciple. 10 années de travail montrant une relaxation et un assouplissement de sa démarche.

© Henri Matisse 1909

Ce " retour à l’ordre » caractéristique de l’art dans une grande partie de l’après- Première Guerre, peut être comparé au néo-classicisme de Picasso et Stravinsky , et le retour au traditionalisme Dans les années 1920 Matisse est de nouveau engagé dans des collaborations actives avec d’autres artistes. Il a travaillé avec les Français, Hollandais, Allemands, Espagnols, mais aussi quelques Américains et nouveaux immigrants américains.


En 1930, la recherche d’une autre lumière et d’un autre espace le conduit à entreprendre un long voyage pour Tahiti. De cette île, il ramène des photographies, des croquis, mais surtout des souvenirs. Ce n’est que bien plus tard qu’il parvient à intégrer l’expérience tahitienne à sa pratique picturale, à travers les gouaches découpées.

Il se sépare de son épouse en 1939.

En 1941, suite à une opération (colostomie) , il commence à utiliser un fauteuil roulant, et jusqu’à sa mort, et prit en charge par une femme russe, Lydia Delektorskaya, autrefois l’un de ses modèles.

Avec l’aide d’assistants, il crée des collages de papier découpées, souvent sur une grande échelle, appelé « découpés gouaches ».

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© Henri Matisse Blue Nude II, 1952


Ses Nus bleus exemples de la première série de cette technique qu’il a appelé «la peinture avec des ciseaux",.

En avril 1944, Marguerite Matisse, sa fille, ainsi qu’Amélie son épouse, sont arrêtées par la Gestapo, pour faits de résistance. Madame Amélie Matisse reste six mois en prison, tandis que Marguerite Matisse, fille du peintre, parvient à s’enfuir à Belfort du train de déportation qui l’emmenait dans un camp.

Elle est recueillie dans un premier temps par la famille de Léon Delarbre, peintre résistant et déporté, connu pour avoir réussi à ramener avec lui des dessins réalisés dans les camps d’extermination (musée de la Résistance à Besançon).

Marguerite Matisse est ensuite prise en charge par la Croix-Rouge qui la cache au sein de la famille Bruno de Giromagny, et libérée le 6 octobre 1945. Sous le coup d’une émotion intense, Henri Matisse dessine de nombreux portraits de sa fille dont le dernier de la série montre un visage enfin apaisé

L’étudiant de Matisse Rudolf Levy a été tué dans le camp de concentration d’Auschwitz en 1944

En 1947, il a publié Jazz , un livre en édition limitée contenant des tirages de couleurs collages en papier découpé, accompagné de ses pensées par écrit.

© Henri Matisse "Cover of Jazz" 1947

Dans les années 1940, il a également travaillé comme graphiste et produit en noir et blanc des illustrations pour plusieurs livres et plus d’une centaine lithographies originales à la Studios Mourlot à Paris.

En 1951, Matisse a terminé un projet de quatre ans , la conception de l’intérieur, les fenêtres en verre et les décorations de la Chapelle du Rosaire de Vence , souvent désigné comme la Chapelle Matisse Il a fait un musée dédié à son travail en 1952, dans sa ville natale, et ce musée est des collections au 3é rang des œuvres de Matisse en France.

Le travail final de Matisse a été la conception d’un vitrail fenêtre installée à l’ Église Union des Pocantico Hills près de Rockefeller au nord New York. "C’était sa création artistique finale; la maquette était sur le mur de sa chambre quand il est mort en Novembre 1954", écrit Rockefeller.

Matisse est mort d’une crise cardiaque à l’âge de 84 ans en 1954. Il est enterré dans le cimetière du Monastère Notre-Dame de Cimiez de près de Nice

http://www.henri-matisse.net/

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La Magie du Printemps

© C.M.Barker "spring fairy"

La Magie du Printemps

 

Oubliant sa vieillesse

Le monde chaque année

Sent que la vie renaît

Quand les bourgeons paraissent

 

Oubliant sa vieillesse

Quand vient la pâquerette

Le grand monde est en fête

Et chasse sa tristesse

 

Oubliant sa vieillesse

Quand le printemps surgit

Le monde rajeunit

Et les fées sont en liesse

© C.M.Barker

D’après l’œuvre de Cicely Mary Barker,
extraite de son ouvrage intitulé ‘The Flower Fairies’

Les Elfes des crocus

© Cicely Mary Barker

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Crocus jaunes qu’on voit surgir, neuf et enjoués ;
Crocus mauves et violets, bravement déployés
Et crocus blancs si fiers,
Débordant de lumière,
Par centaines, voyez-les sourire, cachant
Une flamme parmi leurs pétales brillants,
Et s’ouvrir soudain sous le baiser délicat
Du soleil tant attendu. Le printemps est là !
Bondissez de bonheur, petits elfes, en chantant
La chanson qui salue le retour du printemps.

©Cicely Mary Barker

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La Fée des Pâquerettes

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© C.M.Barker Fairy Pâquerette

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Venez me voir et jouer avec moi!
Je suis la Fleur des tout-petits;
Faites un joli collier avec moi,
Passez toute la journée avec moi,
Jusqu’à l’heure d’aller au lit!

Je dois dire "bonne nuit", voyez-vous,
et vous quitter jusqu’à demain,
Fermer mes pétales bien serrés, voyez-vous,
replier les rouges sur les blancs, voyez-vous,
Et puis dormir jusqu’au matin!

©Cicely Mary Barker

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Fée Lavande

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"Bleue est la lavande, tradéridéra, tralala",
Dit une vieille chanson;
Tout autour de ses buissons, tradéri, tradéra,
Se pressent les papillons.
Ils en sont tous fous, tradéridéra, tralala
Les abeilles également.
Et la lavande jolie, tradéi, tradéra,
Se balance dans le vent!

"Bleue est la lavande, tradéridéra, tralala,
Elle est verte tout autant"
Elle parfume le linge, tradéri, tradéra,
Que l’on range propre et blanc -
Fraîchement lavé, tradéridéra, tralala,
Draps, taies, mouchoirs et torchons,
Les fleurettes de lavande, tradéri, tradéra,
Les feront tous sentir bon !

C.M. Barker

© C.M. Barker

La Fée Campanule

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© Cicely Mary Barker

Cicely Mary Barker se souvient de cette vieille légende que lui contait Granny :

… Que les elfes et les fées grisés,
par le vin de bruyère et le suc enivrant des chèvrefeuilles, s’adonnaient,
les nuits de juin, à des rondes sans fin.

Et au matin, dans la rosée des prés,
on pouvait voir non seulement les entrelacs des cercles qu’ils avaient laissés,
mais aussi les fragments et débris multicolores de leurs dentelles
déchirées aux ronces par leurs folles cavalcades
que les lueurs de l’aube avaient transformés en milliers de fleurs de toutes les couleurs,
de toutes les espèces, de tous les parfums.

Les fleurs d’été, racontait Granny, naissaient des bals de fiançailles
et des nuits nuptiales des elfes et des fées.
"Et l’été à présent de tous est obéi,
On voit à ses pieds,
Chargées de fleurs exquises, des fées par milliers…"

Le jardin Féerique
De Cicely Mary Barker.

*Toutes les poésies sont extraites du livre

Pierre Dubois Le Jardin féerique de Mary Cicely Barker, Paris, ed Hoëbeke

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La Fée des Roses

© Cicely Mary Barker "The-Rose-Fairy"

La Fée des Roses

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Toi, la plus raffinée, la plus belle des fleurs,
Toi dont l’aspect parfait n’a d’égal que l’odeur ;
Les mots insuffisants, rose chère à mon coeur,
Ne parviendront jamais à peindre ta beauté,
Tes délicieux boutons qui s’ouvrent en révélant
Des pétales soyeux du plus neigeux des blancs,
Ou du plus doux des roses, ou d’un rouge de sang,
Ton parfum envoûtant. Quelle félicité
D’être la fée des roses au plus chaud de l’été !

Cicely Mary Barker

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la petite fée de la rose

© Cicely Mary Barker

Comme elle nous paraît jeune, la petite fée de la rose !

Elle a un mignon petit nez et des cheveux blonds.

Ils sont courts et légèrement bouclés.

Il est impossible de voir la couleur de ses yeux car elle ne nous regarde pas .

Elle n’a d’yeux que pour sa fleur !

Elle a deux petites ailes rose pâle.

 La fée de la rose porte une courte robe rose clair, confectionnée avec des pétales de roses.

C’est une robe sans manches.

La jolie petite fée ne porte pas de chaussures.

Elle marche toujours pieds nus.

 La fée de la rose est perchée sur une branche de son rosier.

Elle tient amoureusement la tige d’une rose, comme si c’était un trésor.

Elle penche tendrement son visage vers la fleur.

 La fée de la rose est la plus discrète des fées de l’été.

Elle est d’une extrême gentillesse et très douce.

 Au coucher du soleil, elle adore danser sur la pointe des pieds autour de ses fleurs.

Elle entretient des liens d’amitié avec les abeilles.

Elle leur montre souvent le chemin vers les fleurs les plus succulentes.

Elle reste près d’elles pour les protéger lorsqu’elles butinent.

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© Cicely Mary Barker

 

D’après l’œuvre de © Cicely Mary Barker

extraite de son ouvrage intitulé ‘The Flower Fairies’

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source

D’après l’œuvre de Cicely Mary Barker,
extraite de son ouvrage intitulé ‘The Flower Fairies’

"Le jardin féerique de Cicely Mary Barker "

Présenté par Pierre Dubois   Aux Éditions hoëbeke

 

Le Muguet

© Cicely Mary Barker

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Cloches naïves du muguet,
Carillonnez ! car voici Mai !

Sous une averse de lumière,
Les arbres chantent au verger,

Et les graines du potager
Sortent en riant de la terre.

Carillonnez ! car voici Mai !
Cloches naïves du muguet !

Les yeux brillants, l’âme légère,
Les fillettes s’en vont au bois

Rejoindre les fées qui, déjà,
Dansent en rond sur la bruyère.

Carillonnez ! car voici Mai !
Cloches naïves du muguet !

 

Maurice CARÊME (1899-1978

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John William Godward Art

John William Godward

© John William Godward "Noonday Rest"

Peintre Anglais   1861 . 1922

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John William Godward (9 août 1861 – 13décembre 1922) a vécu à Wilton Grove, Wimbledon est un peintre anglais de la fin de la période pré-raphaélite et néo-classique.

Peu de choses ont été enregistrées de la vie de John William Godward.Godward était un peintre néo-classique victorien, et donc, en principe, dans la lignée de Frederic Leighton.

© John William Godward " In Realms of Fancy"1911

Son style est plus proche de celui de Lawrence Alma-Tadema, avec qui il partage un penchant pour l’utilisation dans ses peintures d’éléments d’architecture classique, en particulier de constructions en marbre.Godward a imité son style néoclassique de style. 

Tous deux ont été comptés parmi les membres de l ‘«École en marbre," connu pour ses représentations de sujets tirés de la vie grecque et romaine placés dans des situations complexes, avec un rendu particulièrement prudent et réaliste des détails tels que le marbre et les fleurs.

© John William Godward "Reverie " 1904

Sa formation picturale ne se sait pas faite à la « Royal Academy » mais plutôt au contact de peintres comme Dicksee, Poynter, Waterhouse et autres.Les titres reflètent la source de Godward d’inspiration: la civilisation classique , et plus particulièrement celle de la Rome Antique et la Grèce antique

Godward, aussi, a étudié les détails tels que l’architecture et la robe, afin de s’assurer que ses œuvres portaient l’empreinte d’authenticité. 

© John William Godward "Summer Flowers"1903

En outre, Godward minutieusement et méticuleusement rendu ces autres caractéristiques importantes dans ses peintures, peaux d’animaux (les peintures Journée de repos à midi (1910) et Une retraite cool (1910) contiennent de superbes exemples de restitution tels) et de fleurs sauvages ( Nerissa 1906),L’apparition de belles femmes étudiés pose en si grand nombre dans les toiles de Godward ont tendance à le considérer comme   préraphaélite d’autant plus que sa palette est souvent richement colorée

© John William Godward "Nerissa " 1906

À l’âge de 26 ans, il a acquis suffisamment de confiance en lui pour prendre son indépendance et un atelier personnel.

En 1889, Godward peindra environ 25 toiles, la plupart pour McLean, son marchand d’art. Les deux œuvres majeures de cette série sont « Sewing Girl » et « Waiting for an Answer ». La jeune femme souvent représentée est son modèle attitré avec qui il pourrait avoir eu une liaison amoureuse.

© John William Godward "Mischief and Repose" 1895

Plus que tout autre, cet artiste a consacré sa vie à la peinture de la femme. La femme dans toute sa beauté resplendissante, un peu romantique, toujours bien mise en évidence dans ces voiles vaporeux et transparents, si subjectifs, noués sous la poitrine, à la ceinture, par des rubans de soie colorée, comme pour mieux souligner les formes du corps.

La beauté sereine et étonnante exécution technique des peintures de John William Godward contredisent le fait que cet artiste important a reçu pratiquement aucune ovation de la critique ou de l’art.

© John William Godward "The Signal " 1899

Nous savons peu de choses sur la vie privée de cet artiste, qui n’est pas trahi par son art. 

Mélancolie, gentiment, reclus, beau, talentueux et timide, Quand il s’installe en Italie avec un de ses modèles en 1912, sa famille a rompu tout contact avec lui et même couper son image à partir de photos de famille. Godward est retourné en Angleterre en 1919, décédé en 1922 et est enterré dans le cimetière de Brompton, à l’ouest de Londres.

Godward expose régulièrement ses peintures à la prestigieuse Royal Academy à Londres, où ils ont été initialement très admirés par le public. 

© John William Godward "Sweet Nothings"

Au moment où il était dans la cinquantaine, toutefois, l’approche de l’École du marbre était tombée en disgrâce. Son style est tombé en désuétude avec l’avènement de peintres comme Picasso Ignoré par les goûts changeant rapidement des critiques d’art, Godward est devenu la figure de l’anglais classique. Il était le meilleur des derniers grands peintres européens de facture classique de Grèce et de Rome dans leur art Godward a néanmoins continué à peindre de cette manière jusqu’à sa mort à l’âge de 61.

© John William Godward "Yellow Drapery. "

Désespérément idéaliste, Godward était un de ces artistes, qui, à première vue, nous pensons pouvoir sonder complètement.

Comme il est souvent rejetée avec les slogans: « un clone »  d’Alma-Tadema, un "trop tard" classicisme, un «pédant de la brosse», un «pot-chaudière» ou simplement le peintre d’un monde insipide des femmes langoureuses sur des bancs de marbre, aucune étude sérieuse de son art n’a été entrepris.

© John William Godward "The Betrothed" 1892

Au cours d’une période de rapide déclin de l’intérêt antiquité gréco-romaine artistes courageux du 19ème siècle a continué, envers et contre tout, dans ce domaine pour le premier tiers du 20e siècle …Une vie qui devait se terminer tragiquement, dans le secret que lui-même et sa famille tinrent à conserver sur les causes exactes de son suicide par le gaz, le mercredi 13 décembre 1922.

John William Godward

La vie de John William Godward reste un mystère, un véritable livre censuré, scellé et protégé par sa famille.

Pas de photos de Godward connus

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